Marque Maroc : Les recommandations de l’Ires

Marque Maroc : Les recommandations de l’Ires

Le think tank vient de publier un rapport sur la stratégie du Royaume dans la «brand nation»

Etant membre de plusieurs organisations internationales, le Maroc a un rôle déterminant à jouer sur le plan régional. Ce rôle consiste à maintenir la stabilité régionale en tant qu’acteur de poids, notamment en multipliant les accords Sud-Sud. La position du Maroc sera de ce fait renforcée par la promotion des investissements extérieurs.

Le Maroc est prêt pour adopter une stratégie de marque pays pour soutenir son développement. Telle est la finalité du rapport de l’Institut royal des études stratégiques (Ires) dévoilé fin janvier. Intitulé «Quels leviers pour édifier une stratégie de marque pour le Maroc ?», l’Ires met en exergue un défi majeur pour le Maroc. Selon le think tank, le Maroc doit «clarifier et améliorer son image de marque à l’international». Pour ce faire, l’institut met en avant trois conditions qui doivent être réunies pour que la stratégie de marque pays réussisse. Selon le rapport, cette stratégie doit être hissée au rang d’ambition nationale. Pour atteindre ses objectifs, la marque Maroc nécessite, d’après les conclusions de l’Ires, l’implication des acteurs dans le processus de mise en œuvre. La dernière condition relève de l’économie du pays. Dans ses recommandations, l’institut urge les secteurs économiques de s’approprier la marque pays pour la décliner dans différentes activités. Pour ce qui est du positionnement distinctif à l’international, l’Ires souligne que la voie du renouveau prônée par le Maroc lui permet de réunir les conditions pour occuper cette place. Ainsi, le rapport appelle à choisir un axe de positionnement. De même, le Maroc doit se doter d’une entité dédiée et impliquer les acteurs afin de construire la communication qui accompagne ce processus. Ce dispositif implique l’ensemble des acteurs publics et privés qui interviennent dans la «brand nation». Ces acteurs selon le rapport, sont : les représentants régionaux, les décideurs locaux, les professionnels du secteur, et les élus. Dans ce sens, l’lres recommande de privilégier l’approche participative et les décisions collégiales.

Diplomatie économique

Outre la structure autonome dédiée à la marque Maroc, l’institut appelle au renforcement de la diplomatie économique. Et pour cause, c’est «un des leviers les plus puissants de la performance des entreprises et de la compétitivité de l’Etat. Elle présente donc un grand intérêt pour la compréhension de la dynamique du développement international, tant pour les Etats que pour les entreprises». Doté de la marque Maroc, le pays se trouvera alors mieux outillé pour répondre à des impératifs d’ordre économique et politique, et ce grâce notamment à la trajectoire tracée par la diplomatie économique.

La diversification des partenariats par une stratégie active d’accords internationaux est également soulevée par ledit rapport. Etant membre de plusieurs organisations internationales, le Maroc a un rôle déterminant à jouer sur le plan régional. Ce rôle consiste à maintenir la stabilité régionale en tant qu’acteur de poids, notamment en multipliant les accords Sud-Sud. La position du Maroc sera de ce fait renforcée par la promotion des investissements extérieurs. De plus, la croissance économique est en phase d’attirer les entreprises de secteurs innovants pour hisser la croissance et l’emploi. L’Ires recommande à cet égard de diversifier les exportations afin de permettre l’accroissement de l’offre à plus grande valeur ajoutée. Celle-ci est une condition de développement des parts de marché à l’export. Toutefois, le renforcement de la présence des entreprises marocaines dans le monde et en Afrique est une priorité. Selon l’Ires, «le rôle de leader régional devrait se confirmer davantage par la présence de PME marocaines en Afrique».

En parallèle, le think tank souligne que «le Maroc a une grande responsabilité dans le maintien de la stabilité régionale. Il devrait maintenir son rôle de leader régional en s’appuyant sur des partenaires stratégiques dans les autres régions du monde et doit maintenir des relations stables avec les grandes puissances».

Leila Ouchagour

(Journaliste stagiaire)

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