Mauritanie : De nouvelles comparutions

Mauritanie : De nouvelles comparutions

Ce procès-fleuve a débuté,le 21 novembre 2004 dans une garnison militaire située à 50 kilomètres à l’est de la capitale mauritanienne. L’audience, suspendue le 27 janvier, a repris dimanche, jour non férié en Mauritanie, avec la comparution de l’ex-commandant Saleh Ould Hennena, « cerveau » présumé de cette série de putschs. Outre Saleh Ould Hennena, quatre autres prévenus doivent également être entendus.
Il s’agit de Arafat Ould Ahmed, un civil accusé de complicité avec les putschistes présumés et de trois responsables de l’opposition: l’ex-président mauritanien Mohamed Khouna Ould Haidalla et les opposants Ahmed Ould Daddah et Cheikh Ould Horma. Ces trois opposants sont accusés d’avoir fourni une aide financière aux « Cavaliers du changement », opposition armée au régime du président mauritanien Ould Tay, en exil depuis juin 2003.
L’avocat français Richard Sédillot du barreau de Rouen (Ouest de la France) assiste à cette audience de dimanche. Me Sédillot a déclaré à l’AFP être venu pour « lutter contre la peine de mort ». Il a indiqué avoir été dépêché en Mauritanie par la Conférence internationale des barreaux et l’organisation française « Ensemble contre la peine de mort ». L’ex-commandant Ould Hennena, contre lequel le procureur a requis la peine de mort, ainsi qu’un autre « cerveau » présumé des putschs, le capitaine Abderrahmane Ould Mini, sont les seuls accusés à avoir plaidé coupables depuis l’ouverture du procès fin 2004. Seize autres co-accusés, dont Abderrahmane Ould Mini, sont visés par la même peine. Le procureur a requis cinq ans de prison ferme contre l’ancien président mauritanien et les opposants Ould Daddah et Cheikh Ould Horma.
Le procès a été émaillé, depuis le début, de très nombreux incidents entre la Défense, dont des avocats sénégalais et français, et le Ministère public dans ce procès qui a mis à rude épreuve les nerfs des familles des accusés, dont 19 sont jugés par contumace. Les familles ont été contraintes, depuis plus de deux mois, de faire le déplacement de Wad Naga.

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