Mauritanie-Maroc : vers le libre-échange ?

Renforcer la coopération bilatérale. Tel est le menu de la sixième haute commission mixte maroco-mauritanienne qui a débuté hier, jeudi 27 avril 2006, à Rabat. L’événement qui prend fin ce vendredi avait été précédé de la traditionnelle réunion des experts marocains et mauritaniens, lundi dernier. Mais le décor avait été planté à Nouakchott du 12 au 14 avril dernier, à l’occasion de la tenue du conseil d’affaires maroco-mauritanien, en présence des hommes d’affaires des deux pays ainsi que des deux ministres du Commerce. Pour Salaheddine Mezzouar, dès lors que des infrastructures ont été mises en place entre les deux pays, avec une route déjà opérationnelle, une densification de la desserte aérienne et la prochaine mise en place d’une liaison maritime, rien n’interdit au Maroc et à la Mauritanie de procéder à la signature d’un accord de libre-échange. Se dirige-t-on vers cette éventualité ?
La question n’était pas directement à l’ordre du jour des travaux présidés par le Premier ministre, Driss Jettou et de son homologue mauritanien. Mais la qualité de la délégation mauritanienne composée notamment du ministre du Commerce et de l’Artisanat, du ministre du Développement rural et de l’Environnement, du  ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique, du secrétaire d’Etat chargée des nouvelles technologies, et du secrétaire d’Etat chargé des affaires du Maghreb, laissait présager d’importantes signatures.
Evoquant les opportunités d’investissement qu’offre la Mauritanie, M. Ould Boubaker a cité comme créneaux prometteurs la pêche maritime, la recherche agronomique et le secteur financier. Le développement des relations entre les deux pays appellent à la mise en place d’instances bancaires et d’assurances.
Pour sa part, M. Jettou a relevé que le  développement devra profiter de la création de la route menant à Nouakchott et au Sénégal, faisant remarquer que le nombre des camions qui empruntent cette route est passé de 100 à 400 véhicules par jour.
Actualité oblige, au-delà des questions économiques et de l’examen des moyens de renforcer la coopération bilatérale,  les deux ministres ont abordé la question de l’immigration clandestine. Il faut «accentuer la coopération entre les deux pays pour que la région ne soit pas livrée aux exploitants avides de gains qui profitent des drames de ces jeunes », a déclaré M. Jettou.
Des préoccupations partagées par la partie mauritanienne, qui a appelé à hisser les relations économiques au même niveau de l’excellence des relations politiques. Le Premier ministre mauritanien a insisté en particulier sur la «complémentarité économique et sociale» entre les deux pays.
A propos du Sahara, obstacle à l’édification du Maghreb, Le Premier ministre mauritanien a réitéré la position de son pays appelant à "une solution consensuelle" en "appuyant les efforts des Nations Unies" dans ce sens.

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