Mauritanie : tout se jouera au second tour

Mauritanie : tout se jouera au second tour

La coalition de l’opposition à l’ancien régime en Mauritanie a terminé en tête des élections législatives du 19 novembre en Mauritanie, mais en raison d’un grand nombre de sièges en ballottage, tout se jouera au second tour le 3 décembre.La coalition de l’opposition à l’ancien régime en Mauritanie, qui a remporté 26 sièges de députés sur les 43 pourvus à l’issue du premier tour de ces élections, les premières organisées depuis le coup d’Etat militaire d’août 2005.Après l’adoption de la nouvelle Constitution en juin, elles représentent le premier d’une série de scrutins destinés à rendre le pouvoir aux civils au terme d’une transition engagée par la junte qui a déposé en août 2005 l’ex-président Maâouiya Ould Taya, exilé au Qatar depuis.Le taux de participation pour les élections législatives et municipales dans ce pays de plus de trois millions d’habitants s’élève à 73%. Les bulletins nuls sont particulièrement élevés : 11,43% pour les législatives et 10,1% pour les municipales, en raison d’un mode de scrutin complexe. La coalition de l’opposition à l’ancien régime s’est félicité jeudi de ce vote pour un «changement démocratique responsable» contre ceux qui veulent «ressusciter l’ancien régime».
«Les électeurs mauritaniens ont réaffirmé de manière éloquente l’aspiration du peuple au changement démocratique responsable et son hostilité à l’opportunisme politique des défenseurs du statu quo qui veulent ressusciter l’ancien régime», indique un communiqué.
La Coalition des forces du changement démocratique (CFCD), créée en mai pour barrer la route à l’ex-parti au pouvoir, compte notamment dans ses rangs le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) qui emporte à lui seul 12 sièges. Les islamistes modérés, également membres de la coalition, font leur entrée à l’assemblée avec 2 députés.
Saleh Ould Henenna et Abderrahmane Ould Mini, anciens chefs de l’opposition armée en exil des Cavaliers du changement, emportent également deux sièges à l’Assemblée. La coalition de l’opposition semble ainsi en pole position pour le second tour.
Pour contrer la montée en puissance des opposants à l’ancien régime mauritanien, le Parti républicain pour la démocratie et le renouveau (PRDR, ex-parti au pouvoir) veut se rapprocher des listes indépendantes issues de ses rangs afin de rebondir au second tour.
«Nous allons voir quelle stratégie adopter pour rétablir les ponts avec ces listes qui sont toujours PRDR, parce que les hommes et les femmes qui les composent n’ont pas démissionné de notre parti et sont encore considérés comme des nôtres», a affirmé à l’agence de presse AFP Sidi Mohamed Ould Mohamed Vall, secrétaire général du PRDP. L’ancien parti au pouvoir, renversé par un coup d’Etat militaire en août 2005, n’a remporté que quatre sièges, sur les 43 déjà pourvus, à l’issue de ce premier tour.

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