Mezouar met en exergue le rôle de la société civile

Mezouar met en exergue le rôle  de la société civile

Comme prévu, les travaux de la 12ème édition des ministres des affaires étrangères (MAE) du Dialogue 5+5 ont été précédés, mardi 6 octobre à Tanger, par le Forum de la société civile.

Organisé en partenariat avec la Fondation Anna Lindh, ce forum a été une occasion pour mettre en relief «la contribution de la société civile à la réflexion sur l’avenir de la Méditerranée occidentale, qui constitue un supplément d’âme à notre grand projet méditerranéen», a indiqué Salaheddine Mezouar, ministre des affaires étrangères et de la coopération, lors de la séance d’ouverture des travaux de forum, auquel a pris part une soixantaine de représentants de la société civile des pays participants.

Le ministre a tenu à rappeler que le Maroc s’est engagé sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI dans une dynamique de démocratie, d’ouverture et de progrès, qui accorde une place de choix aux acteurs associatifs. «La nouvelle Constitution du Royaume reconnaît la société civile en tant qu’acteur de la vie publique, et ce, à travers des dispositions qui lui accordent le droit à l’initiative législative via des motions, à l’initiative du contrôle par le biais de pétitions et à la contribution, à l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques», a affirmé M. Mezouar.
Le ministre a poursuivi que les acteurs associatifs se doivent, plus que jamais, d’assumer leurs responsabilités dans la redéfinition des priorités du Dialogue 5+5, avec un accent particulier sur le dialogue interculturel, la citoyenneté, la créativité, le développement personnel et professionnel. «La société civile se doit d’apporter des réponses innovantes pour contrecarrer l’intolérance et la xénophobie», a dit M. Mezouar, avant d’ajouter que les acteurs associatifs se doivent aussi d’apporter «des réponses inspirées pour le rayonnement de notre espace commun et pour asseoir un véritable partenariat basé sur une coopération forte et solidaire, une stabilité et sécurité durables».
Les participants à ce forum ont souligné l’importance de la contribution de la jeunesse dans les domaines prioritaires des pays Sud, Est et Nord de la Méditerranée. «L’importance et la centralité de la jeunesse en Méditerranée ne datent pas d’aujourd’hui», a affirmé Fathalalah Sijlmasi, secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée (UpM).

Et de poursuivre que cette jeunesse est profondément responsable, intégrée dans l’ensemble des domaines prioritaires et présente la solution et la réponse aux défis, notamment socio-économiques que connaît la région.

En se basant sur les chiffres communiqués, «le sud de la Méditerranée compte près de 60 millions de jeunes entre 15 et 29 ans. En 2030, les jeunes de la région représenteront plus de 80 millions. 2,8 millions de jeunes en âge de travailler arrivent sur le marché du travail», a dit Sijlmasi, faisant remarquer que son message d’aujourd’hui n’est pas de s’arrêter sur des constats et des chiffres aussi pertinents soient-ils, mais plutôt de dire qu’il n’y a pas de fatalité.

De son côté, Mohamed Fahmi, chef de file de la Fondation Anna Lindh-Réseau marocain, a tenu à préciser que la célébration de la jeunesse en ces temps difficiles revient à envoyer un message fort d’espoir à une construction de l’espace méditerranéen tournée vers un avenir meilleur. «Célébrer la jeunesse revient aussi à refuser que la Méditerranée continue à être un espace de frontières et de fractures», a-t-il souligné.

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