Mohamed El Ouafa, le diplomate qui devrait affronter les syndicats

Mohamed El Ouafa, le diplomate qui devrait affronter les syndicats

L’istiqlalien Mohamed El Ouafa, longtemps absent du Maroc, opère un retour en force sur la scène politique. Ambassadeur du Royaume dans plusieurs pays, il est aujourd’hui à la tête de l’un des départements les plus sensibles à savoir celui du ministère de l’éducation nationale.
Avant d’occuper le poste qui lui a été confié, M. El Ouafa a représenté le Maroc dans plusieurs pays. Ce diplomate a été ambassadeur du Maroc au Brésil, en République islamique d’Iran et en Inde.
Natif de Marrakech en 1948, M. El Ouafa a décroché une licence en sciences économiques à Rabat avant de poursuivre ses études  supérieures dans cette même filiale à Paris où il décroche également son diplôme de 3ème cycle de l’Institut du développement économique (IDES). De retour au Maroc, M. El Ouafa occupe le poste de maître-assistant à la Faculté de droit de Rabat en 1976. Une année plus tard, il siège à la Chambre des représentants jusqu’en 1997.  Il a également présidé le conseil municipal de Marrakech de 1983 à 1992. M. El Ouafa a été très présent parmi les rangs du parti de la balance. Il a été depuis 1982 membre du comité exécutif de l’Istiqlal. Ce diplomate a également occupé le poste de secrétaire général de la jeunesse istiqlalienne de 1976 au 1984.  Avant de se faire un nom au sein de l’Istiqlal, M. El Ouafa a été président de l’Union générale des entreprises du Maroc de 1969 à 1973. Aujourd’hui ministre de l’éducation nationale, Mohamed El Ouafa a du pain sur la planche. Il doit s’attaquer aux dossiers de base dans un secteur qui a du mal à se ressaisir, relevant ainsi un pari que ces prédécesseurs ont  perdu. Le tout dernier en tout cas n’a pas vu très juste et le plan d’urgence qu’il a chapeauté afin de revaloriser ce département  prendra bientôt fin sans pour autant que les résultats soient palpables. Dans ce sens, le nouveau ministre est appelé à gérer un dossier de grande sensibilité et répondre aux différents points figurant dans le cahier revendicatif des formations syndicales qui rehaussent le ton au cours des années causant souvent l’interruption des cours et affectant la qualité de l’enseignement. En sa qualité de diplomate, il devrait éviter un nouveau fiasco et trouver un terrain d’entente avec les différentes parties touchées par le dysfonctionnement du système éducatif marocain pour  ensuite passer à une réelle réforme. Dans l’espoir qu’elle soit la bonne.

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