Mouvance populaire : la fusion en marche

«Un retour à la source ». L’actuel dirigeant du Mouvement national populaire (MNP), Mahjoubi Aherdan, croit avoir obtenu «gain de cause ». «Nous revenons à la source du Mouvement populaire», s’est réjoui hier celui qui a le mérite d’avoir fondé cette formation politique à l’aube de l’Indépendance. Le congrès constitutif du pôle populaire, qui se tiendra vendredi et samedi prochains dans le Complexe sportif Moulay Abdellah, à Rabat, représente pour M. Aherdan une «étape déterminante» non seulement pour le Mouvement national populaire (MNP) qu’il dirige, mais aussi pour les deux autres formations «harakies» : le Mouvement Populaire (MP) de Mohand  Laensar et le parti de l’Union Démocratique (UD) de Mohamed Fadili.
Contacté hier par «ALM», ce dernier nous a déclaré: « Nous sommes arrivés à réaliser un rêve que nous avons caressé pendant dix ans, la fusion entre les trois partis de la mouvance populaire est désormais acquise », s’est-il réjoui, espérant par la même occasion que ce regroupement conduira à « une véritable alternance politique au Maroc, comme c’est le cas en Espagne et en Allemagne ». S’agissant du dernier conflit qui l’a opposé à l’ex-dirigeant de l’UD, Bouazza Ikken, M. Fadili a tenu ce dernier pour « responsable » du retardement de la fusion escomptée avec les autres autres composantes de la mouvance. Et d’ajouter que « l’ultime tentative de M. Ikken pour faire capoter cette fusion s’est soldée par un échec », en allusion à la décision prise par ce dernier de tenir, samedi 18 mars à Marrakech, un congrès au nom de l’Union Démocratique, interdit à la veille de ce congrès, le 17 mars, après une « plainte » déposée par l’actuelle présidence de l’UD auprès du Tribunal de première instance de Rabat. La raison invoquée ? « M. Ikken ne représente plus l’UD, après sa mise à l’écart par le Bureau politique et le gel de ses activités au sein de notre parti ». En ce qui concerne, maintenant, le congrès de fusion, M. Fadili a affirmé que les travaux préparatoires en seraient à leur «phase finale».
Les commissions, qui avaient été créées à cet effet, seraient en train de «mettre les dernières retouches» à la préparation des dossiers juridique, politique, logistique, sans oublier les questions relatives à la « jeunesse » et aux «femmes» harakies. À la question de savoir quels sujets seront abordés lors du prochain congrès, M. Fadili a cité, entre autres, la question de l’intégrité territoriale du Royaume, le chômage et le problème de l’émigration clandestine. S’agissant de la présidence du prochain pôle haraki, M. Fadili a indiqué deux «pistes» : «En l’absence d’un consensus sur cette question, il ne resterait qu’un seul recours démocratique, à savoir les urnes», a-t-il tranché, avant d’ajouter que «le débat sur cette question est toujours en cours». Sur le point de savoir quelle place sera réservée aux jeunes, M. Fadili, tout en n’excluant pas la possibilité de voir des jeunes cadres assumer leurs responsabilités au sein du pôle, a insisté sur la nécessité de leur formation et leur encadrement pour être à la hauteur des tâches qu’ils seront «bientôt» appelés à remplir. Pour les prochaines échéances électorales, les trois partis du pôle haraki, qui se présenteront en rangs unis, comptent privilégier une « politique de proximité ».

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