Nador : De nouveaux candidats pour modifier la donne

Nador : De nouveaux candidats pour modifier la donne

De tout temps les élections au niveau de la province de Nador ont été marquées par une rude concurrence entre les différents candidats. Une occasion pour que chacun d’eux puise dans ses connaissances familiales, tribales, avec un moindre intérêt pour l’appartenance politique. Les convictions peuvent cependant s’adapter aux exigences de dernière minute. De fait, ce qui caractérise la campagne 2011 c’est la présentation de deux femmes comme têtes de liste de leurs partis. D’autres formations ont opté pour de nouveaux candidats, en majorité des intellectuels ou anciens détenus d’opinion. Par contre, plusieurs partis classiques ont réitéré leur confiance dans d’anciens routiers. L’ensemble de ces candidats doit convaincre plus de 60.000 électeurs. Au fait, le PPS a placé sa confiance dans l’avocate Aicha Maqrini pour le présenter après le désistement de dernière minute de Said Rahmouni, l’actuel président du conseil régional. Aicha Maqrini, qui est connue pour son combat pour la cause féminine et pour plus d’égalité du genre, bénéficie d’une large expérience au niveau du tissu associatif. La deuxième femme qui a eu l’aval de son parti n’est autre que Farida Khiniti qui représentera l’UC. Une femme à fibre sociale avec un engagement sans équivoque auprès des associations qui luttent pour l’intégrité territoriale du pays. Cette dernière compte beaucoup sur sa popularité dans la localité de Bin Nssar. Côté masculin, et toujours pour ce qui est des candidats proposés pour la première fois, le PAM a présenté un militant des droits de l’Homme et ancien détenu politique: Abdeslam Boutayeb. Un candidat qui mettra en exergue son passé de militant pour plus d’équité sociale. Il a par ailleurs expliqué lors de sa première sortie médiatique que c’est par conviction qu’il adhère au chantier de changement que connaît le pays et espère renforcer les convictions démocratiques dans lesquelles le pays s’est engagé. Le choix d’un ancien détenu est à partager avec le Parti de la réforme et du développement qui a opté pour Tahar Toufali, un professeur des sciences politiques connu pour ses contributions théoriques dans la matière qu’il enseigne. Tahar s’est fait entourer d’autres intellectuels pour créer la surprise. Le représentant du Parti de la réforme est convaincu que les mutations que connaissent plusieurs pays arabes et la dynamique politique que vit le Maroc sont en mesure de modifier la donne électorale au niveau de la circonscription de Nador.
Par contre, l’USFP a renouvelé sa confiance dans l’un des anciens routiers du Parlement : Mohammed Aberkane. Le parti de la rose tire sa logique de l’adage «Il ne faut pas changer un politicien rodé à l’exercice électoral». Surtout s’il est réputé pour ses interventions tonitruantes au Parlement pour défendre les intérêts de sa province contre vents et marées. Même constatation pour le MP qui a opté pour Abdelkader Akoudad, membre de la deuxième Chambre. Un choix qui n’a pas été facile vu la concurrence qui a duré plus de deux mois dans les coulisses du parti entre Akoudad et le jeune Ouadie Tamlaline. Ce dernier n’a pas caché son mécontentement après que les instances centrales du parti ont préféré son concurrent. Quant au PJD, il a présenté le pharmacien Noureddine Berkani et compte sur sa machine électorale pour réaliser une meilleure performance que les précédentes élections.

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