Notre sondage : Affaire Ben Barka : l’Avis des lecteurs

C’est en 1965 à Paris que Mehdi Ben Barka, figure emblématique de la gauche marocaine, fut enlevé par des policiers français et conduit dans une villa de Fontenay-le-Vicomte dans l’Essonne. Depuis, on ne le  reverra plus jamais. Quarante ans se sont écoulés et le mystère continue à entourer sa disparition. Où se trouve la clé de l’énigme Ben Barka?
C’est à cette question qu’avaient réagi nos lecteurs ayant participé au sondage du site d’ALM. Ce sondage a suscité l’intérêt de 1.850 lecteurs. 1.167 personnes, soit 63,1% des lecteurs sondés, pensent que la clé pour élucider cette affaire se trouve au Maroc.
Tandis que seulement 28% des lecteurs sondés estiment que c’est en France où se trouvera la pièce manquante du puzzle. Ainsi, 518 internautes pensent que puisque Ben Barka a disparu en France, c’est donc là où il faut chercher des éléments qui permettront de lever le voile sur cette mystérieuse disparition.   Enfin, seulement une minorité, soit 8,9% des lecteurs d’ALM pensent que la clé se trouve ailleurs.
En France, l’enlèvement de Mehdi Ben Barka avait donné lieu à deux procès, en 1966 et 1967. En 1975, une nouvelle plainte pour assassinat avait été déposée par le fils du disparu.Depuis, plusieurs commissions rogatoires furent créées afin d’élucider l’affaire. Mais en vain. En 2003, une sixième commission sera créée suite à un accord de coopération entre le ministère de la justice marocain et son homologue français. Cette commission a été renouvelée en mai 2005 après une demande de la famille Ben Barka.
Récemment, le magistrat français Patrick Ramaël était au passage au Maroc pour l’exécution de ladite commission rogatoire internationale. Avant même de quitter le territoire national, le magistrat français a prétendu avoir rencontré sur son chemin beaucoup d’«obstacles» à cause du «manque de coopération» de la part de la justice marocaine.
Après cet incident, le ministre français de la Justice, Pascal Clément, s’est rendu au Maroc pour s’entretenir avec son homologue marocain, Mohamed Bouzoubaâ. Une réunion qui a été essentiellement consacrée à l’incident provoqué par le juge d’instruction français Patrick Ramaël. D’après quoi, une commission rogatoire complémentaire a été convenue pour être exécutée à une date qui devait être fixée ultérieurement en commun accord avec le juge d’instruction Jamal Sarhane.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *