Notre sondage : Maghreb : L’option de la relance

En dépit de la récente sortie provocatrice du président algérien sur le dossier du Sahara marocain, qui a eu pour conséquence le report du sommet de l’UMA, les lecteurs d’ALM sont restés positifs. Sur un total de 1716 votants, 43,2% des internautes se sont exprimés en faveur du processus de relance de l’Union du Maghreb Arabe (UMA). Les partisans du «oui» sont talonnés par le camp du «non» qui revendique carrément le retrait du processus de l’UMA, avec un taux de 33,4%. Les partisans du «non» enregistrent certes un taux moins élevé que ceux qui sont pour la relance du processus de l’UMA, mais leur position n’en reste pas moins influente. Cette position s’expliquerait moins par le rejet de l’UMA, appelée des vœux et luttes de tous les peuples maghrébins, que par l’attitude pour le moins contradictoire du président algérien, Abdelaziz Bouteflika.
Au moment où devait se tenir au mois dernier le sommet de l’UMA à Tripoli, le président algérien fait une sortie médiatique pour réitérer son soutien à la fantomatique république de Mohamed Abdelaziz.
Compte tenu du temps choisi pour «commettre» cette sortie, des propos hostiles à l’intégrité territoriale du Maroc, le président algérien affiche un objectif inavoué : faire capoter non seulement le processus de normalisation avec le Royaume du Maroc mais aussi et plus globalement de tout le processus de l’édification maghrébine, faisant fi des aspirations de tous les peuples du Maghreb (Maroc, Algérie, Libye, Tunisie et Mauritanie).
La position du camp du «non» se présente ainsi comme un camouflet à l’attitude délibérément paradoxale du président algérien qui, d’une part, se dit pour l’édification maghrébine et, de l’autre, soutient une poignée de dévoyés qui continuent de prendre en otage les Sahraouis marocains dans les camps de Tindouf.
L’autre tendance à travers le sondage d’ALM, c’est celle qui opte pour le gel du processus de l’UMA. Avec un taux de 23,4%, cette tendance arrive ainsi en troisième position. Par cette position, les lecteurs d’ALM, tout en n’excluant pas une relance hypothétique de l’édification maghrébine, soulignent la nécessité de tempérer. Il s’agit pour le moment de mettre un bémol aux caprices du président algérien.
Récapitulons : Si le camp du «oui» à la relance du processus de l’Union maghrébine est majoritaire, celui de ceux qui sont et pour le «retrait» et pour le «gel» n’en pèse pas moins dans la balance. Il appartient au président Bouteflika d’en tirer les enseignements. Ce dernier est appelé à faire preuve de cohérence intellectuelle, et de ne pas hypothéquer l’avenir de tous les peuples du Maghreb en sacrifiant l’intérêt collectif de la région sur l’autel de petits calculs politiciens.

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