Nucléaire iranien : le casse-tête

Nucléaire iranien : le casse-tête

Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et l’Allemagne ne sont pas parvenus lundi à un accord sur la manière de faire face au défi nucléaire iranien, à l’issue de plus de quatre heures de réunions à New York, qu’un diplomate a qualifiées de "difficiles".
Leurs diplomates ont généralement fait état d’une convergence de vues sur "l’objectif"-empêcher l’Iran de devenir une puissance nucléaire militaire- ce que l’on sait depuis plusieurs semaines, manière d’indiquer que les désaccords persistent sur les moyens d’y parvenir.
Les discussions ont été "difficiles", principalement en raison des objections de la Russie, suivie par la Chine, à l’adoption d’un texte fort par le Conseil de sécurité, a indiqué un diplomate occidental qui a souhaité garder l’anonymat.
Les diplomates sont convenus de continuer leurs discussions et une séance de consultations prévue pour mardi après-midi au Conseil sur le dossier iranien était en principe maintenue.
"Nous avons fait quelques progrès sur le texte de la déclaration présidentielle actuellement en discussion au Conseil" mais "il est clair que nous avons encore besoin d’autres réunions", a déclaré le secrétaire d’Etat adjoint américain aux Affaires politiques, Nicholas Burns. "Nous finirons par avoir cette déclaration, cela va prendre un peu de temps mais cela en vaudra la peine", a-t-il ajouté. "Les éléments d’un accord sont là, nous cherchons les mots" pour l’exprimer, a-t-il encore dit.
Les 15 membres du Conseil tentent depuis près de deux semaines de s’entendre sur les termes d’un texte franco-britannique qui exige de l’Iran qu’il se conforme aux demandes de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et abandonne toute activité liée à l’enrichissement d’uranium. Ce texte demande également au directeur de l’AIEA, Mohamed ElBaradei, de rendre compte de l’application par l’Iran de ces exigences à la fois au Conseil de sécurité et au Conseil des gouverneurs de l’AIEA dans un délai de 14 jours. Ce délai est un des points de désaccord subsistants, certains pays comme la Chine et la Russie souhaitant l’allonger.

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