Omar Hejira : «C’est au tour des jeunes du parti de prendre le relais dans l’action parlementaire»

Omar Hejira : «C’est au tour des jeunes du parti de prendre le relais dans l’action parlementaire»

ALM : Vous allez vous présenter pour la seconde fois. Qu’est-ce qui vous a poussé à le faire ?
Omar Hejira : Il faut qu’il y ait toujours une raison dans l’action politique. C’est le principe même d’un engagement qui puise sa justification de toute attitude militante. D’autant plus que la politique s’inscrit dans la continuité et le Maroc vit une mutation exemplaire : douce mais profonde. L’adoption de la nouvelle Constitution est une opportunité pour que tout un chacun apporte sa contribution à l’édification d’un Maroc nouveau qui n’a rien à envier sur le plan des droits aux démocraties les plus ancrées.

En parallèle à ces idéaux partagés par plusieurs politiciens et impulsés par la nouvelle dynamique que connaît le pays, n’y a-t-il pas des raisons spécifiques à un espace et à un lieu précis que vous voulez représenter ?
Les quatre années que j’ai passé comme représentant parlementaire de ma circonscription étaient insuffisantes pour concrétiser les idéaux et espoirs que j’ai pour ma ville natale. Et répondre aux attentes des habitants avec lesquels je me suis engagé à requalifier leurs espaces de vie et à contribuer, dans le cadre de mes responsabilités et engagements, à rendre leur ville plus attractive économiquement et où il fait bon vivre. Et vu que les attentes sont énormes j’ai besoin d’un deuxième mandat pour que je puisse achever les projets lancés et qui m’ont demandé beaucoup d’efforts pour les faire monter. Le fait d’avoir gagné en expérience et en savoir-faire constitue aussi un atout considérable pour parachever dans les meilleures conditions les projets initiés.

Certains militants du PI vous reprochent de monopoliser les candidatures au Parlement au détriment des autres compétences ?
Comme je viens de l’expliquer, j’opère par projets et par programme. C’est une approche que certains peuvent discuter. C’est leur droit. Ceci dit, en filigrane de mon action il y a des convictions que je partage avec l’ensemble des istiqlaliens de ma ville. Ils savent que ce deuxième mandat, si j’arrive à l’obtenir, est le dernier pour moi. C’est un engagement que j’ai pris sans équivoque. Je suis de ceux qui croient que la vie politique a besoin de sang nouveau et d’un dynamisme constant. C’est au tour des jeunes du parti de prendre le relais sur le plan de l’action parlementaire. Quant à mon engagement politique il perdurera du moment que les partis politiques ont besoin de personnes aguerries pour servir les idéaux qu’ils incarnent.

Peut-on dire que vous êtes satisfait de ce que vous avez fait durant votre premier mandat alors que vous assumez aussi la responsabilité de président de la commune urbaine d’Oujda?
Oui, dans la mesure où j’ai initié un ensemble de réalisations qui sont apparentes au niveau de la ville. Dans la mesure où j’ai défendu les intérêts de ma circonscription avec fermeté et sagesse escomptée. De plus, ma responsabilité en tant que président de la commune urbaine d’Oujda ne peut s’accomplir de la meilleure manière si elle n’est pas corroborée par l’apport du parlementaire. Oujda qui est appelée à jouer un rôle de premier ordre dans le développement du pays a besoin de personnes expérimentées et je dois avouer que j’ai bénéficié de ma présence au Parlement pour peaufiner un certain nombre de projets et programmes structurants au niveau de la ville que je préside. C’est cette expérience acquise sur le terrain et ma proximité des citoyens que je représente qui m’obligent à parachever dans les meilleures conditions ce que j’avais promis lors de la précédente campagne électorale. C’est un défi que je me lance et un engagement que j’espère réussir.

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