Parlement: Pour une meilleure représentativité des jeunes

Parlement: Pour une meilleure représentativité des jeunes

La représentativité des jeunes dans la sphère politique et les institutions publiques a depuis toujours été un grand défi. C’est la raison pour laquelle les jeunes marocains ont un quota au Parlement depuis 2011. Trente sièges sont ainsi réservés aux jeunes de moins de 40 ans.

Ce quota a permis pour la première fois d’améliorer la présence des jeunes dans la Chambre des représentants. Même si ce mécanisme est considéré comme étant exceptionnel et limité dans le temps par les institutions du pays notamment le Conseil constitutionnel, le gouvernement et le Parlement qui ont choisi de renouveler l’expérience du quota pour les jeunes à la première Chambre parlementaire. Il faut dire que le dispositif a fait l’objet de tractations entre le ministère de l’intérieur et les partis politiques. De leur côté, les jeunes partisans ont fait campagne pour le maintien de la liste des jeunes. Si les autorités compétentes ont décidé de renouveler l’expérience, des changements ont été introduits. Il s’agit principalement de la mixité dans la liste des jeunes.

Autrement, les 30 sièges réservés aux jeunes de moins de 40 ans  à la Chambre basse du pays seront partagés à part égale entre les deux sièges, soit 15 sièges pour les jeunes hommes et 15 autres pour les jeunes femmes. Cette nouveauté permettra de renforcer la représentativité des femmes dont le quota passe à 75 sièges à la Chambre des représentants (60 sièges dans le cadre de la liste nationale en plus de 15 sièges sur la liste des jeunes). Même si la liste nationale a permis d’améliorer nettement la représentativité des jeunes, il reste encore beaucoup à faire pour permettre à cette catégorie de jouer un rôle plus important dans les instances élues. Si une véritable dynamique de rajeunissement est enclenchée dans la sphère politique et partisane depuis plusieurs années, la vitesse du progrès demeure en deça des attentes. Pourtant, les jeunes parlementaires ont signé un parcours honorable au cours de la Législature 2011-2016. D’ailleurs, un groupe parlementaire au sein de la première Chambre a été présidé durant toute la Législature par un parlementaire issu de la liste des jeunes.

La prochaine mise en place du Conseil consultatif de la jeunesse et de l’action associative devrait probablement concourir à améliorer les choses. En tout cas, la Constitution de 2011 exhorte les pouvoirs publics à étendre et généraliser la participation de la jeunesse au développement social, économique, culturel et politique du pays.

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