Partenariat stratégique

Le moment de vérité est en train de se rapprocher : l’UE est appelée à mettre en place un partenariat stratégique avec le Maroc, a-t-il affirmé, lors d’une conférence de presse, en marge de la réunion de la commission permanente de la Fondation des trois cultures. Nous pouvons être, à la fois, très différents et réunis autour de la construction d’un espace qui nous est commun et que nous pourrons ériger, enrichir et développer ensemble avec nos différences, nos particularités et nos spiritualités, a-t-il souligné, relevant que la Fondation projette de recréer une nouvelle dynamique politique entre le Maroc et l’Espagne, notamment dédiée à mieux nous connaître, à mieux nous comprendre et à mieux nous respecter.
Et pour cause, les tensions des derniers mois entre les deux pays ont démontré l’impératif de mieux gérer, à leur juste place, les différends politiques conjoncturels, sans pour autant compromettre les relations séculaires qui ont, de tout temps, existé entre les deux peuples et sans succomber à la tentation de sacrifier ce qui est structurellement bien ancré entre les deux nations, a-t-il expliqué. Interrogé sur le sujet de l’immigration, M. Azoulay a souligné que marocains et espagnols partagent la vision de deux partenaires qui veulent fonder un espace d’ouverture, d’entente, de convivialité et de coopération, loin de tout esprit de fermeture, de frilosité, d’exclusion ou d’état de siège permanent.
Nous devons, ensemble, réfléchir à dépassionner le débat sur ce phénomène d’envergure internationale, qui s’aggrave davantage sous l’impulsion de la mondialisation, a-t-il indiqué, précisant que lorsqu’on aura trouvé un meilleur équilibre dans les relations entre le Maroc et l’UE en leur conférant une dimension de partenariat stratégique, nous aurons apporté des solutions réalistes, lucides et responsables à ce phénomène. Car, on ne peut prétendre et encore moins se contenter, en 2003, d’une logique marchande dans la création d’une zone de libre-échange où la circulation des biens et des produits se ferait au détriment de la circulation des hommes et des biens spirituels, a-t-il insisté, mettant l’accent sur l’impératif de considérer et de penser, de façon globale, la complexité et les enchevêtrements multiformes des relations entre le Maroc et l’Union européenne.
Réunie pour la première fois, depuis la crise diplomatique des derniers mois entre Rabat et Madrid, la commission permanente de la Fondation des trois cultures projette d’initier une série d’activités pédagogiques, de part et d’autre du Détroit, destinée à approfondir la coopération et le dialogue entre les deux rives, et de lancer un message de paix et de tolérance en direction de l’Europe et du Moyen-Orient, particulièrement en ces moments difficiles, a pour sa part souligné M. Gaspar Zarrias, Conseiller à la présidence du gouvernement autonome d’Andalousie. Ont pris part, du côté marocain, aux travaux de la commission permanente de la Fondation des trois culture, Mme.
Aziza Bennani, vice-présidente de la Fondation et présidente du Conseil exécutif de l’UNESCO, MM. Omar Azziman, président du Conseil consultatif des droits de l’homme et président- délégué de la Fondation Hassan II des Marocains résidant à l’étranger, Rachid Benmokhtar, président de l’université Al-Akhawayn, Mohamed Larbi Messari, ancien ministre de la communication et Mohamed Ennaji, coordinateur de la Fondation.

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