Partis politiques : L année des changements

Partis politiques : L année des changements

L’année 2012 a été marquée par de grands changements au niveau de la scène partisane. Après les résultats des élections législatives anticipées fin 2011 et la nouvelle cartographie politique qui en a découlé, les différentes formations politiques se devaient de tirer les conclusions. C’est ainsi que des partis politiques ont choisi d’organiser des congrès extraordinaires. Le Parti authenticité et modernité (PAM) était le premier à ouvrir le bal en choisissant une nouvelle équipe dirigeante à l’issue du congrès. Mustapha Bakkoury a été plébiscité à la tête du parti avec 352 voix sur un total de 388, succédant dans ce poste à Mohamed Cheikh Biadillah. La nouvelle direction du parti aura comme mission en 2013 de renforcer la place du PAM en tant que force d’opposition parlementaire et surtout préparer le parti pour les prochaines échéances électorales. De son côté, le parti de l’Istiqlal a également choisi d’organiser son congrès extraordinaire afin de renouveler ses instances. Le congrès en question restera certainement graver dans les mémoires des militants du parti en raison du bras de fer qui a fait surface entre deux principaux courants.
Le premier défendait la candidature de Abdelouahed El Fassi et l’autre soutenait Hamid Chabat. C’est finalement Chabat qui sera élu à la tête du parti de l’Istiqlal. Depuis son élection, le nouvel homme fort du parti de la balance a multiplié les sorties médiatiques, pleines de messages politiques à l’adresse de ses alliés au gouvernement mais également aux partis de l’opposition. Force est de reconnaître que l’Istiqlal occupe de plus en plus la scène politique et partisane depuis son dernier congrès. Ses relations avec son principal allié à la majorité sont devenues, cependant, très tendues.
Les divergences entre les deux alliés sont légions concernant la coordination au sein du gouvernement, le respect de la charte de la majorité et surtout le remaniement ministériel. Chabat en a fait d’ailleurs sa cause depuis son élection. L’USFP (Union socialiste des forces populaires), un parti avec une longue histoire, fut le dernier parti à organiser son congrès national en 2012. Il faut dire que l’USFP vit pratiquement en crise depuis plusieurs années après la baisse de sa cote de popularité et ses résultats jugés «décevants» dans les deux dernières élections législatives. Dans ce sens, le 9e congrès organisé en décembre 2012 était perçu comme un congrès de dernières chances. La course à la succession de Abdelouahed Radi fut donc très serrée entre quatre candidats.
L’élection du nouveau premier secrétaire du parti qui s’est jouée en deux tours, a apporté son lot de surprises. En effet, deux figures historiques du parti ont été éliminées dès le premier tour. La page d’une génération qui avait fait les beaux jours du parti était définitivement tournée. Les militants du parti choisiront au final Driss Lachguar. L’homme qui est connu pour ses positions et son discours, aura la lourde tâche de redonner à l’USFP son aura d’antan.

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