Pédophilie : Encore une victime innocente

SAR la Princesse Lalla Meryem, présidente de la Fondation Hassan II des Marocains résidents à l’étranger, a dépêché mardi à bordeaux une délégation, composée de membres de l’observatoire national des droits de l’enfant, que préside Son Altesse Royale, afin d’y rencontrer les parents du petit Larbi Fanousse, victime innocente d’un pédophile récidiviste, et s’enquérir de la situation de la famille.
L’affaire du petit Larbi, continue de soulever le mécontentement des bordelais en raison du «manque de coordination entre police et parquet» qui aurait pu profiter à l’assassin pour prendre la fuite. L’enfant, âgé de 10 ans, a disparu le 4 décembre 2001. Il a été retrouvé mort après deux semaines dans une benne à ordures, à deux pas de son domicile au quartier des Aubiers à Bordeaux. Arrêté le 3 janvier, Alain Diaz, 40 ans, avait déjà purgé six mois de prison en 1997, pour une agression sexuelle sur mineur.
Une information dont les fichiers de police n’ont conservé aucune trace. Dès l’annonce du drame, SAR la princesse Lalla Meryem avait mandaté un juriste de l’observatoire pour transmettre ses condoléances à la famille, s’informer des circonstances du drame et du suivi du dossier.
Les membres de l’observatoire, mandatés par SAR la princesse Lalla Meryem, se sont rendus chez les parents du petit Larbi, encore sous le choc, ainsi que sur le lieu où le corps de l’enfant a été découvert et ont procédé à la lecture de la Fatiha pour le repos de son âme.
La délégation s’est entretenue également avec l’avocat de la famille du développement et de l’état d’avancement du dossier. La juge d’instruction Françoise Gambachidze n’a pas encore autorisé la restitution du corps du petit Larbi pour son rapatriement au Maroc, lequel doit être soumis à un supplément d’analyses, besoins de l’enquête obligent.
Selon les dernières informations, le corps devrait être restitué à la famille le 20 mars prochain. Si la justice connaissait bien Alain Diaz, les services de police ignoraient tout de son parcours, faute de transmission d’informations.
Ce manque de coordination explique que l’assassin, résidant dans le même quartier que l’enfant, soit passé inaperçu pendant les premiers jours de l’enquête. Il aura fallu plusieurs jours pour retrouver l’enfant, faire les analyses du contenu de la poubelle qui avait été déversé sur la victime, et arrêter enfin le suspect qui a été interné du 6 au 11 décembre à hôpital psychiatrique de bordeaux, juste après la disparition du petit Larbi. Certes, les services de la police judiciaire se sont mobilisés sur cette affaire.
Or, selon des sources proches du dossier, il se trouve qu’une certaine ambiguïté reste sans explication au sujet du courrier envoyé par l’équipe médicale de l’hôpital psychiatrique le 24 décembre au procureur de la république Bertrand de Loze, ainsi qu’une télécopie au parquet de bordeaux pour lui signaler le cas Diaz, traité par leurs services. Ce jour-là, répond-on au tribunal, comme par un fichu hasard, le fax manquait de papier !

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