Peine capitale pour plusieurs dirigeants des Frères musulmans en Egypte: L’indignation indirecte du PJD

Peine capitale pour plusieurs dirigeants des Frères musulmans en Egypte: L’indignation indirecte du PJD

En effet, la Jeunesse du PJD (Parti de la justice et du développement) a diffusé un communiqué dans lequel elle condamne les peines capitales prononcées, notamment contre l’ancien président égyptien, Mohamed Morsi, et le théologien de la même nationalité établi au Qatar, Youssef Qaradaoui, l’un des idéologues de la confrérie égyptien-ne.

Si la solidarité et la condamnation exprimées par le chef de file de la majorité gouvernementale étaient attendues, le passage par ses instances attire l’attention. Il faut dire que le PJD s’est retrouvé tiraillé entre ses engagements gouvernementaux et sa proximité idéologique. Les responsables du parti de la lampe ont finalement décidé de s’indigner indirectement au risque de provoquer une nouvelle tension avec le régime en place actuellement en Egypte.

C’est ainsi que la JJD s’est chargée de commenter le procès des Frères musulmans. «Nous réitérons notre indignation contre les condamnations gratuites ainsi que notre soutien aux militantismes civils et pacifique du peuple égyptien contre la dictature.

Le bureau national se range du côté de la volonté populaire et la légitimité démocratique», ont affirmé les responsables de la JJD à l’issue de leur réunion le week-end dernier près de Taza. Même son de cloche chez d’autres organisations proches du PJD. C’est le cas notamment du Forum Al Karama (dignité).

Fondé par Mustapha Ramid, l’actuel ministre pjdiste de la justice et des libertés, le forum est actuellement dirigé par Abdelali Hameddine qui n’est autre que le vice-président du conseil national du parti de la lampe et membre de son secrétariat général. Le Forum Al Karama a également condamné les peines prononcées contre les cadres de la confrérie critiquant le recours aux condamnations à mort dans les dossiers politiques.

En effet, l’organisation ajoute que les peines prononcées s’inscrivent dans le cadre de «l’instrumentalisation de la justice dans un bras de fer politique» invitant le secrétaire général des Nations Unies ainsi que toutes les organisations internationales à «intervenir afin de protéger les droits de l’Homme et les libertés en Egypte».

Par ailleurs, un membre du secrétariat général du PJD a proposé une médiation politique afin de stopper les condamnations à mort dans ce pays arabe. «Nous n’avons pas besoin de plus de tensions ni de crises mais plutôt d’une bonne gestion des grands intérêts», a-t-il conclu.

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