Pluralisme politique dans les médias : La HACA dresse le bilan

Pluralisme politique dans les médias :  La HACA dresse le bilan

Un faible taux de participation des femmes aux débats. C’est ce qui ressort du rapport «La garantie du pluralisme politique dans les services de communication audiovisuelle pendant les élections législatives générales du 7 octobre 2016», dévoilé par la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (HACA).

En effet, seules 22,6% des femmes ont pris part au débat dans les médias alors que la Haute Autorité appelait à leur consacrer le tiers au minimum. Plus encore, 18% des sujets débattus sont relatifs «intégralement ou partiellement» aux droits des femmes et leur contribution aux affaires publiques, relève l’institution. Quant aux sujets concernant les jeunes et leur participation aux élections, le document précise que leur taux ne dépasse pas 23,36%. En outre, 3% des débats ont été dédiés à la participation de personnes à besoins spécifiques et 7% aux sujets  concernant cette catégorie. Par ailleurs, le rapport révèle que 59% du temps global consacré aux partis politiques a été couvert par les partis disposant d’un groupe dans l’une des deux Chambres du Parlement.

De même, 18% de ce temps a été attribué aux partis ne disposant pas d’un groupe dans l’une des deux Chambres et 23% ont été consacrés aux partis non représentés au Parlement. Sachant que les parts fixées pour les trois groupes sont respectivement de 50, 30, et 20%. S’agissant de la période de la campagne officielle, la HACA s’est penchée sur les programmes consacrés aux partis politiques. Il s’agit des «interventions télédiffusées et radiodiffusées», de «la couverture des groupements électoraux» et de «l’invité des journaux d’information».

L’institution souligne également que les médias concernés ont diffusé 688 passages au lieu des 725 exigés, sur une durée globale de 46 heures. Pour rappel, le Conseil supérieur de la communication et de l’audiovisuel (CSCA) avait pris cinq décisions d’avertissement dont quatre ont concerné «les programmes à caractère social non consacrés aux élections, diffusés par quatre opérateurs».

L’institution précise que ces décisions ont été prises «suite aux manquements de ces opérateurs aux dispositions prévues par la décision n°16-33 relative au défaut de la maîtrise d’antenne, au manque de neutralité, à l’absence de garantie de l’équilibre, et à l’omission de toute forme d’opportunité permettant l’expression du pluralisme des courants de pensée et d’opinion».

Leila Ouchagour 

(journaliste stagiaire)

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