La rage chez les animaux: Plus de 300 cas enregistrés chaque année au Maroc

La rage chez les animaux: Plus de 300 cas enregistrés chaque année au Maroc

La maladie de la rage touche l’animal et l’homme et entraîne annuellement plus de 300 cas chez les animaux et une vingtaine de cas de décès chez l’homme, a révélé, mercredi à Rabat, le directeur des services vétérinaires de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), El Abrak Abderrahman.

En commémorant la journée mondiale contre la rage, le 28 septembre de chaque année, le Maroc adhère à cette initiative très importante et s’engage à vaincre cette maladie, à travers l’élaboration d’une stratégie qui s’articule autour de trois principaux axes, a souligné M. El Abrak lors d’une table ronde sur la problématique de la rage, organisée par l’ONSSA en partenariat avec l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II (IAV Hassan II), à l’occasion de la journée mondiale contre la rage.

Le premier axe de cette stratégie porte sur la vaccination des chiens à propriétaires, a-t-il relevé, notant que l’ONSSA organise annuellement une campagne de vaccination gratuite au profit des propriétaires de chiens particulièrement dans le milieu rural, l’objectif étant d’arrêter le cycle de virus et éviter la propagation de la maladie entre les chiens, ce qui permettra sur le long terme le contrôle de la rage chez l’animal et par conséquent chez l’homme.

Le deuxième axe concerne l’élimination des chiens errants, qui sont des chiens sans propriétaires et qui peuvent véhiculer la maladie entre la population canine et aussi transmettre la rage chez l’homme, a-t-il ajoutant, expliquant que le contrôle se fait à travers l’élimination en utilisant des moyens appropriés.

S’agissant du 3ème axe, il consiste en la sensibilisation des citoyens, notamment en milieu rural, du danger de cette maladie, a-t-il précisé, estimant que «les habitants du monde rural doivent développer la culture d’élevage des chiens et du nombre des chiens à élever pour ne pas les jeter dans la nature et donc cohabiter avec d’autres chiens de statut sanitaire inconnu».

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