Plus jamais ça

L’affaire de la petite fillette Loubna Mahjoubi, victime d’un acte criminellement odieux, devient le sujet commun de tous les habitants de la ville d’Oujda, dans la rue, dans les cafés et dans tous les lieux publics.
L’opinion nationale avait été choquée après la découverte du corps de la petite dans un hôtel non classé. Une partie des habitants de la ville se sont rués vers le commissariat demandant aux policiers de leur livrer le criminel qui à leurs yeux ne mérite même pas d’être jugé. Un appel au lynchage immédiat. Toujours sous le choc, une sorte de petite marche instantanée a eu lieu dans l’allée sur la route de Marrakech depuis la maison des parents de la victime.
La presse régionale n’a pas manqué le rendez-vous. Le journal « Acharq » titre en grande manchette de son numéro de mercredi : « Le criminel Ali Madani déclare : J’ai violé Loubna même après que corps était inerte». Le journal a relaté le crime dans tous les détails. Selon un psychiatre, il se pourrait que l’auteur de ce crime souffre de pédophilie.
Ce drame a immédiatement fait réagir l’Observatoire national des droits de l’enfant. Les membres du comité de l’enfant ont transmis mardi les condoléances de SAR la Princesse Lalla Meryem à la famille de la petite Loubna Mahjoubi.
La petite Loubna, âgée de neuf ans, a été enlevée le 14 janvier, puis violée et tuée dans une chambre d’hôtel dans le centre-ville d’Oujda. L’auteur du crime, âgé de 44 ans, a été arrêté par la police judiciaire quelques heures après son acte.
SAR la Princesse Lalla Meryem, présidente de l’Observatoire national des droits de l’enfant qui veille à la défense des enfants victimes de maltraitance, avait diligenté à Oujda un comité formé de membres de cette institution pour s’enquérir des circonstances de ce crime et faire le point de la situation.
Une autre occasion pour l’observatoire de réitérer sa détermination à poursuivre son action visant à assurer à l’enfant tous ses droits et à garantir efficacement sa protection.
Ce comité est constitué du directeur exécutif de l’observatoire, M. Mustapha Daniel, M. Abderrahim Jamai, le directeur du centre hospitalier universitaire Avicennes (pédiatrie) de Rabat, M.Mohamed ben Hammou, Mme Latifa Jbabdi et M. Ahmed Chaouki Benayoub.
L’Observatoire national des droits de l’enfant a interpellé toutes les parties concernées pour qu’elles veillent à ce que de pareilles tragédies ne puissent se reproduire. Après avoir été informés des circonstances de la disparition de la fillette telles que racontées par son père et sa soeur qui l’accompagnait avant son enlèvement, les membres du comité se sont déplacés à l’école mixte « Lalla Meryem » où Loubna poursuivait ses études et ont procédé à la lecture de la Fatiha pour le repos de son âme.
Ils ont pris connaissance des bons résultats de la défunte à travers sa fiche scolaire et les témoignages des élèves et des instituteurs qui ont loué son esprit vivace et sa gentillesse.
Dans un communiqué, l’observatoire avait vivement dénoncé ce crime, estimant que les abus sexuels dont sont victimes les enfants constituent un grand problème qui nécessite un traitement audacieux, responsable et urgent.
L’observatoire a fait part de sa volonté de poursuivre son action de protection des droits de l’enfant selon les Hautes directives de SM le Roi Mohammed VI.

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