Polémique autour de l incompatibilité de mandats à la première Chambre

Polémique autour de l incompatibilité  de mandats à la  première Chambre

Une nouvelle polémique est en train de prendre de l’ampleur en cette fin d’année. Elle concerne cette fois-ci l’incompatibilité du mandat de députation au Parlement avec la présidence des régions. Trois parlementaires de la majorité à la première Chambre, à savoir Abdelouahed Ansari de l’Istiqlal, Ali Kabiri du Mouvement populaire et Abdellah Bouanou du PJD avaient pris l’initiative voilà quelques semaines pour dénoncer à la présidence de leur Chambre un premier cas d’incompatibilité. Mais la demande des trois parlementaires a tout de suite viré à la polémique au sein de l’institution législative puisque au moins deux autres parlementaires se trouvent dans la même situation.
Seul bémol: tous les parlementaires concernés par cette incompatibilité appartiennent à des partis de l’opposition. S’agit-il d’un nouveau bras de fer entre partis de la majorité et ceux de l’opposition? L’affaire risque en tout cas de prendre une autre tournure puisque les parlementaires concernés ont leur poids dans leurs partis politiques. Il s’agit, en effet, de Said Chbaâtou, député USFP (Union socialiste des forces populaires) et président de la région de Meknès-Tafilalet, Rachid Talbi Alami, député RNI (Rassemblement national des indépendants) et président de la région de Tanger-Tétouan, et Mohamed Boudra, député PAM (Parti authenticité et modernité) et président de la Région Taza-Al Hoceima-Taounate. Les trois responsables avaient été réélus il y a quelques mois pour un deuxième mandat consécutif à la tête de leurs régions respectives. Pour l’instant, les trois parlementaires restent sereins. Chbaâtou est le seul à avoir réagi sur les faits en s’interrogeant sur les motivations qui ont poussé les trois députés de la majorité à soulever son cas dans ce timing. Il faut préciser, par ailleurs, que Bouanou, l’une des figures montantes du PJD (chef de file de la majorité), est également élu local dans la ville de Meknès. Aux dernières nouvelles, la présidence de la Chambre des représentants se serait saisie du dossier afin d’étudier les cas dénoncés. Affaire à suivre.

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