Polisario : L’hémorragie se poursuit

Polisario : L’hémorragie se poursuit

Un nouveau haut responsable fuit les camps de Tindouf

L’ordre de tirer à balle réelle sur toute personne qui quitte les camps sans autorisation préalable a été donné par les officiers des services de renseignement algériens.

La tension monte de nouveau dans les camps de Tindouf. Mohamed Hassana Abdelouhab, un haut responsable du Polisario, ayant occupé pendant plusieurs années le poste de responsable des aides humanitaires destinées aux habitants de ces camps, a fui au péril de sa vie pour regagner le Maroc à travers la Mauritanie.

L’état d’urgence a été déclaré par les milices polisariennes pour durcir les mesures d’entrée et de sortie des camps déjà bloqués.

La bande séparatiste dirigée par Brahim Ghali qui fait l’objet de plusieurs plaintes pour crimes contre l’humanité en Europe a intensifié ses exactions contre les résidents des camps, en les privant de toute liberté et en les soumettant à des contrôles intenses et inopinés. Des proches de M. Abdelouhab ont été conduits vers une destination inconnue pour les empêcher de prendre la poudre d’escampette.

Selon des informations provenant de ces camps, l’ordre de tirer à balle réelle sur toute personne qui quitte les camps sans autorisation préalable a été donné par les officiers des services de renseignement algériens.

A l’origine de cette détérioration de la situation dans les camps, plusieurs manifestations violemment réprimées observées par les jeunes qui ont bravé toutes les mesures sécuritaires imposées par le Polisario dans les camps de Tindouf pour faire entendre leurs voix et dénoncer le blocus économique militaire et médiatique, ainsi que la violation systématique de leurs droits fondamentaux garantis par les conventions internationales ratifiées par le pays hôte, en l’occurrence le droit à la libre circulation.

Ce nouveau cas témoigne de l’hémorragie que connaissent les camps de la honte, dans lesquels sévissent la misère et le désespoir à cause de l’état de siège infligé par l’Algérie et sa création le Polisario sur les populations de Tindouf depuis plus de quatre décennies. Il montre que la propagande des adversaires de l’intégrité territoriale du Royaume ne donne pas ses fruits, notamment les dernières provocations dénoncées par la communauté internationale dans la zone tampon et à Tfariti. «La fuite de M. Abdelouhab des camps de la Tindouf n’est pas un cas isolé, mais on a assisté ces dernières années à un exode massif des Sahraouis, ce qui vient confirmer, encore une fois, la défaillance de la thèse séparatiste. Le Polisario et l’Algérie sont devant un véritable cauchemar, ils se réveilleront un jour sur des camps complètement vides et désertés», affirme Bachir Ahl Mana, l’un des rescapés de ces camps.

Et de poursuivre que «les droits des résidents des camps de Tindouf sont très vulnérables et sont bafoués au quotidien en raison des arrestations arbitraires, de procès inéquitables, de restrictions appliquées à toutes les libertés, et de l’impunité des dirigeants de la chimérique Rasd, alors que la répression est monnaie courante dans les camps. Aucune opposition n’est tolérée, alors qu’un véritable black-out est imposé par la direction du Polisario pour ne pas dévoiler l’horreur qui prévaut dans cette région du sol algérien».

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