Poulpe : début de campagne encourageant

La situation des ressources céphalopodières serait-elle en amélioration ? Les statistiques des captures de poulpe dans les principaux points de débarquements de la pêche artisanale sont en tout cas en hausse. Ainsi, durant les 13 premiers jours de la présente campagne, du 1er au au 15 décembre (dont deux jours de repos), le tonnage de poulpe débarqué par la pêche artisanale au  niveau des 3 sites relevant de Dakhla est de  2.086 tonnes pour une valeur de 75 millions dirhams.
Les rendements moyens par sortie et par barque vont de 2 614 dirhams par jour d’activité, (site de Lassarga), à 3410 dirhams (N’térift) jusqu’à 4014 dirhams (Labouirda). Le poulpe est commercialisé dans ses différentes zones entre  34,9 et 38,09 dirhams le kilogramme dans ses différents points.
Les rendements moyens par barque enregistrés  actuellement sont meilleurs que ceux de la campagne d’août-septembre, avec des ratios qui ne dépassaient pas 1172 dirhams par jour dans les meilleurs cas.
Prudent, l’Office national des pêches rappelle que la campagne d’août est connue pour être relativement faible par rapport aux autres périodes de l’année. De plus, le démarrage de la campagne se fait sur les chapeaux de roues et par la suite, les prises ont tendance à se stabiliser ou à faiblir. Le commentaire est donc prudent en attendant la fin de la campagne.
C’est dire, note-t-on à l’ONP,  que les débarquements de poulpe diffèrent d’une campagne à l’autre.
Mais il est à remarquer qu’en comparaison avec les deux dernières campagnes celle en cours constitue, pour le moment, un record en rendement par barque au niveau du tonnage et un quasi-record au niveau de la valeur.
Et ce en comparaison avec la moyenne des campagnes précédentes (calculées pour l’ensemble de la campagne).
La pêche poulpière artisanale emploie un grand nombre de pêcheurs, dont le chiffre global dépasserait les 15.000 personnes. Par le passé, la dynamique de croissance de ce secteur s’est développée essentiellement autour de l’exploitation saisonnière d’une seule espèce le « poulpe ». Elle s’est également développée en dehors des circuits formels, et ce, du fait que les transactions commerciales échappent le plus souvent aux halles au poisson qui constituent le centre de la chaîne de valorisation des produits de la pêche. Pour remédier à la situation l’ONP a investi 30 millions de dirhams dans la construction de halles au poisson  dans 6 villages implantés dans les provinces du Sud et qui répondent aux normes les plus modernes.
Parallèlement, dans le cadre des efforts de structuration, de développement, de sédentarisation et de pérennisation de la pêche artisanale, il est prévu d’investir, en partenariat avec l’Agence du Sud, 915 millions de dirhams sur la période 2005-2009, dont 150 millions de dirhams à la charge de l’ONP. Ces projets concernent notamment l’équipement de 7 villages de pêche.

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