Pour la sauvegarde du patrimoine audiovisuel

Pour la sauvegarde du patrimoine audiovisuel

Le président directeur général de la Société nationale de la Radio Télévision (SNRT), Fayçal Laraïchi, a souligné, mercredi à Rabat, la nécessité de créer une institution chargée de la sauvegarde du patrimoine audiovisuel national.
Intervenant lors des journées panafricaines sur la sauvegarde des archives audiovisuelles, M. Laraichi a indiqué que la SNRT dispose de plus de 100.000 heures d’archives vidéos, soulignant que la Société a procédé il y a six ans à un travail de reclassement, de recensement et de numérisation des archives dont elle disposait.
La sauvegarde du fonds d’archives national est un devoir, a insisté M. Laraichi, estimant primordial de "puiser dans nos archives pour mettre en avant notre passé".
Pour sa part, Laurent Van Wyngaert, de l’Institut national de l’audiovisuel français (INA), a fait une distinction entre trois types de traitement des archives, en l’occurrence le pré-catalogage, le catalogage et l’indexation, notant que la révolution technologique a facilité la gestion des différents supports (audio, vidéo…).
Cette révolution, a-t-il poursuivi, a aussi favorisé une montée en puissance des systèmes d’information, notamment aux niveaux de la gestion de l’image et du son et du développement des technologies d’indexation dites full-text. La journée de mercredi a été marquée par les interventions de Bakary Diarra, de l’Office Radio et Télévision du Mali, et de Mirane Ismane Farah, de la Radio et Télévision de Djibouti, qui ont évoqué les techniques de gestion et de classification des archives dans leurs pays.
Les journées panafricaines sur la sauvegarde des archives audiovisuelles, qui ont débuté le 20 juin, sont organisées conjointement par le ministère de la Communication et l’INA.
Elles ont pour objectif de sensibiliser les responsables d’archives africains aux enjeux relatifs à la sauvegarde et à la numérisation du patrimoine audiovisuel et de donner un aperçu des pratiques de sauvegarde.
Les participants au séminaire panafricain sur la sauvegarde des archives audiovisuelles ont appelé lundi à sensibiliser les responsables d’archives africains aux enjeux qui s’attachent à la sauvegarde et à la numérisation du patrimoine audiovisuel.
Lors de la poursuite des travaux de cette rencontre, lundi après-midi à Rabat, les intervenants ont passé en revue les pratiques de sauvegarde, les technologies et les stratégies susceptibles d’être mises en oeuvre en la matière, et insisté sur les moyens, via des exemples concrets et des méthodologies appropriées, pour monter un projet de sauvegarde, et identifier les recours extérieurs susceptibles d’être mobilisés pour soutenir ce projet.
Dans ce cadre, Dominique Saintville, vice-présidente de la Fédération internationale des archives de Télévision (FIAT), a présenté la grille d’analyse proposée par la Fédération qui permet à un centre d’archives d’effectuer un premier état des lieux, de communiquer sur la situation des archives et d’amorcer le montage d’un projet de sauvegarde.
Les autres interventions ont mis l’accent sur la construction d’un projet global de sauvegarde des archives audiovisuelles s’appuyant sur la coopération et le soutien financier et technique de multiples partenaires.

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