Première grève des routiers sous le gouvernement Benkirane

L’Union des fédérations nationales des conducteurs et des professionnels du transport entame aujourd’hui une grève ouverte. Mohamed Mitali, président de la l’Union, affirme que la décision a été prise pour protester contre l’inertie du nouveau gouvernement. «Tous les accords signés avec le gouvernement sortant n’ont pas été concrétisés. C’est le cas notamment de la convention collective signée en présence de l’ancien ministre de l’emploi, Jamal Rhmani, sous la supervision de l’ex Premier ministre Abbas El Fassi», explique-t-il. Et d’ajouter : «le dialogue avec le ministère de tutelle se trouve au point mort concernant les points en suspens. C’est pour cette raison que nous maintenons notre grève». Pour ce dernier, les professionnels de la route revendiquent l’application de toutes les dispositions prévues par la convention collective notamment la déclaration des salaires net des chauffeurs, la mise en place d’une assurance et la réglementation des heures de travail. Mais Mitali sait qu’il ne pourra pas compter sur le soutien des autres syndicats des transporteurs.
En effet, les cinq centrales syndicales se sont réunies à Rabat samedi dernier pour adopter une position commune sur le sujet. «Les syndicats les plus représentatifs à savoir la CDT, l’UMT, l’UGTM, l’UNTM et la FDT ne prendront pas part à la grève. Nous allons privilégier le dialogue avec le gouvernement. Dans ce sens, nous comptons adresser une lettre au ministre de l’intérieur avec toutes nos revendications», affirme Mohamed Harrak, secrétaire général du Syndicat national du transport affilié à la CDT (Confédération démocratique du travail). Lors de la réunion du samedi, les représentants des centrales syndicales ont évoqué le récent formulaire adressé par le ministère de l’équipement et du transport aux syndicats. «Le ministère de tutelle nous a invités à remplir le formulaire avec les articles du code de la route qu’il faudrait réformer. Les syndicats ont jusqu’au 25 avril pour envoyer leurs propositions et remarques au ministère», ajoute Harrak. Interrogé sur ce formulaire, Mitali affirme que son Union n’a rien reçu et qu’il s’agit d’une manœuvre du gouvernement pour gagner du temps. n

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