Première séance mensuelle d interpellation du chef de gouvernement au Parlement

Première séance mensuelle d interpellation du chef de gouvernement au Parlement

Quelques mois après l’investiture du gouvernement, la première séance consacrée aux questions de politique générale adressées au chef de gouvernement tenue le 14 mai a été considérée comme un événement marquant. De l’avis de tous, ce rendez-vous mensuel constitue une étape importante dans la mise en œuvre de la nouvelle Constitution et sans cotexte un outil important pour la réédition des comptes et le contrôle du gouvernement.
S’inscrivant dans la mise en œuvre de la Constitution, cette séance instaure ainsi une tradition démocratique propice à  un débat constructif. En effet, l’article 100 de la loi suprême stipule que «les réponses aux questions de politique générale sont données par le chef de gouvernement. Une séance par mois est réservée à ces questions et les réponses y afférentes sont présentées devant la Chambre concernée dans les trente jours suivant la date de leur transmission au chef de gouvernement». Etait à l’ordre du jour de cette rencontre, l’interpellation du chef de l’Exécutif autour de l’agenda législatif, la lutte contre l’économie de rente, la bonne gouvernance et l’emploi. Des questions qui ont été posées par les groupes parlementaires, opposition et majorité confondues.
Largement suivi par l’opinion publique, le débat lors de cette séance plénière à la première Chambre a été houleux, et Abdelilah Benkirane avait fait montre de tout son talon d’orateur.  
Par ailleurs, à la Chambre des conseillers dominée par la forte présence des groupes parlementaires de l’opposition, le passage du chef de gouvernement était plus rude. Ainsi, la séance n’a pas été de tout repos pour le chef de gouvernement en l’absence d’un règlement interne qui explicite les modalités de cette séance, et les conseillers de l’opposition ont pesé de tout leur poids pour réduire le temps de parole du chef de gouvernement et prévaloir leur présence numérique. Ceci contrairement à la première séance qui avait consacré 93 min à l’allocution du chef de gouvernement et 93 min réparties équitablement entre parlementaires de la majorité et de l’opposition.

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