Produits du Ramadan : 500 procès-verbaux d’infractions établis en avril

Produits du Ramadan : 500 procès-verbaux d’infractions établis en avril

Les prix des produits de base restent en majorité «stables» et dans leurs niveaux habituels hormis certains produits dont les prix connaissent un changement relatif, dû essentiellement à des facteurs conjoncturels ou saisonniers.

Si à l’approche du mois sacré certains questionnements foisonnent autour de la disponibilité de produits alimentaires, les départements d’Abdelouafi Laftit et de Lahcen Daoudi se veulent rassurants. Les deux responsables ont, dans ce sens, donné une conférence mercredi à Rabat pour présenter un éclairage quant à l’approvisionnement du marché et aux mesures prises pour assurer celui-ci.

1.000 visites de terrain

Comme le précise le ministre de l’intérieur, 167 réunions de coordination se sont tenues en avril, sous la présidence des autorités provinciales et locales au niveau des différentes préfectures et provinces. L’objectif étant, selon ses dires, de «faire le suivi de la situation de l’approvisionnement et des prix dans les marchés locaux et mobiliser l’ensemble des autorités et services concernés en vue de détecter et faire face aux éventuels dysfonctionnements en matière d’approvisionnement et de voies de distribution et de renforcer les opérations de contrôle». M. Laftit précise également que 1.000 visites de terrain ont été organisées. Aussi, 20.000 grands et moyens commerces, unités de production, dépôts et points de vente de gros et de détail ont été contrôlés.

De plus, 500 procès-verbaux d’infractions ont été établis par les comités de contrôle relevant des préfectures et provinces. De même, 300 tonnes de denrées alimentaires emmagasinées ou exposées à la vente impropres à la consommation et ne répondant pas aux normes ont été saisies au cours du même mois.

Un numéro national pour répondre aux plaintes

Ces opérations sont également marquées par le lancement de larges opérations de sensibilisation des fournisseurs, des commerçants et des propriétaires de locaux de service et de vente commerciaux qui connaissent une grande affluence avant et pendant le mois sacré de Ramadan. L’objectif étant, selon le numéro un du département de l’intérieur, de prendre les mesures préventives nécessaires pour préserver la santé et la sécurité alimentaire et respecter les normes légales relatives à la protection du consommateur. Cela étant, l’approvisionnement des marchés durant le mois de Ramadan connaît, selon M. Laftit, une offre large et diversifiée qui répond à tous les besoins. «Un numéro de téléphone national sera mis en place très prochainement pour recevoir d’éventuelles plaintes des commerçants et des consommateurs concernant notamment les prix et l’approvisionnement», ajoute-t-il. Le ministre précise, à ce propos, que les prix des produits de base restent en majorité «stables» et dans leurs niveaux habituels hormis certains produits dont les prix connaissent un changement relatif, dû essentiellement à des facteurs conjoncturels ou saisonniers. Par l’occasion, le ministre de l’intérieur précise que des instructions ont été données aux walis et gouverneurs en vue de dynamiser les cellules de permanence et le numéro de téléphone national. «Les opérations de contrôle et de suivi des marchés doivent s’inscrire dans la durée et le développement continu des mécanismes de travail et de coordination entre les différents intervenants afin d’anticiper les risques», enchaîne-t-il.

De la répression

Cela étant, le ministre de l’intérieur ne manque pas de rappeler l’importance de réagir positivement et de traiter avec sérieux les plaintes et doléances des citoyens et des commerçants et de veiller sur une communication efficiente avec le consommateur. Le tout en l’informant, à travers les différents moyens, de la situation réelle de l’approvisionnement, des prix et des données aux sources fiables en ce qui concerne la sécurité et la qualité de certains produits et pour faire connaître les mesures prises par les autorités publiques en vue d’assurer un approvisionnement régulier des marchés, la transparence dans les transactions commerciales, la concurrence loyale et la protection du consommateur.

La répression n’est pas en reste puisqu’elle doit, à ses yeux, être mise en œuvre le cas échéant, conformément aux lois en vigueur.

Tolérance zéro à l’égard des spéculateurs

A son tour, Lahcen Daoudi, ministre chargé des affaires générales et de la gouvernance, abonde dans le sens de cette répression. «Pas de tolérance avec les spéculateurs», martèle-t-il. L’objectif étant que le citoyen soit, selon ses dires, rassuré quant à sa santé. «Ainsi, le citoyen sera également rassuré quant à l’administration», enchaîne-t-il. Le ministre recommande aussi de s’adresser aux autorités compétentes afin que le contrôle soit immédiat tout en rappelant par l’occasion l’existence de la justice. 

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