Programmation publicitaire durant le mois de Ramadan 2019 : Des manquements relevés par la HACA sur les services télévisuels

Programmation publicitaire durant le mois de Ramadan 2019 : Des manquements relevés par la HACA  sur les services télévisuels

Les positions prises sur les manquements relevés durant le mois de Ramadan par le Conseil supérieur répondent aux formes autorisées par la loi en vigueur.

Plusieurs dépassements relatifs aux conditions d’insertion des messages publicitaires diffusés sur les services télévisuels nationaux ont été relevés par la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) durant le mois de Ramadan.

Des manquements qui restent moins importants que ceux relevés dans les années précédentes. C’est ce que confirme la HACA dans une récente publication. Ce constat intervient dans le cadre de la mission de veille de la Haute autorité portant sur le respect par les opérateurs de communication audiovisuelle de la législation et de la réglementation en vigueur en matière de communication publicitaire. Un suivi précis de l’ensemble de la programmation publicitaire a été effectué sur les services télévisuels nationaux durant le mois sacré. «Ce phénomène des dépassements publicitaires, habituellement constaté durant le mois de Ramadan, particulièrement pour le créneau horaire réduit de la rupture du jeûne, résulte d’une concentration publicitaire préjudiciable au confort des téléspectateurs», relève-t-on de la HACA. Une vigilance particulière a été toujours accordée par le Conseil supérieur face à ces pratiques.

Un suivi à l’issue duquel le Conseil a prononcé plusieurs sanctions à l’encontre des opérateurs contrevenants. «A la lumière de l’expérience passée et des données disponibles concernant la situation économique des opérateurs, que la question des dépassements publicitaires, lesquels sont généralement relevés sur les chaînes de télévision éditées par les sociétés nationales de l’audiovisuel public, ne peut être résolue que par le biais des sanctions», explique à cet effet la HACA. Et de préciser que «ce problème questionne la réalité des modes de financement des sociétés nationales de l’audiovisuel public et leur modèle économique, le niveau de dépendance à la ressource publicitaire atteint par ces sociétés est inconciliable avec l’importance des obligations inhérentes à leur mission de service public». Il est à noter que les positions prises sur les manquements relevés durant le mois de Ramadan par le Conseil supérieur répondent aux formes autorisées par la loi en vigueur. Ces positions concernent l’encadrement des insertions publicitaires, en l’occurrence les règles relatives à l’identification du parrain et à la séparation des messages publicitaires par des génériques spécifiques. «Cet encadrement préventif étant un impératif pour éviter l’induction des téléspectateurs/consommateurs en erreur sur la nature des programmes présentés et la distinction indispensable entre contenus publicitaires et contenus éditoriaux», explique la HACA.

Notons que la garantie d’une communication publicitaire audiovisuelle libre et respectueuse des principes et des valeurs édictés par la loi n° 77-03 est partie intégrante du mandat de la Haute autorité. Le Conseil supérieur œuvre à fédérer les efforts de tous les intervenants de l’écosystème médiatique marocain pour le développement du marché publicitaire.

L’objectif étant de promouvoir des bonnes pratiques susceptibles de renforcer la qualité de la programmation publicitaire, la croissance et la transparence des ressources publicitaires des médias audiovisuels, dans le respect scrupuleux des droits du citoyen-usager des médias et avec le souci permanent de garantir les intérêts de l’entreprise audiovisuelle.

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