Programme d’échange de jeunes professionnels

À l’image des programmes d’échanges académiques dans les domaines de la recherche scientifique, les organismes gouvernementaux en France et au Maroc chargés des questions de l’emploi tentent de transposer ce modèle dans le domaine de l’emploi. En effet, l’Agence Nationale de la Promotion de l’Emploi et des Compétences (ANAPEC) et l’Office de Migrations interna- tionales (OMI) ont signé en début du mois de novembre une convention qui porte sur un programme d’échange de compétences au profit des jeunes professionnels marocains et français. Cette convention, une première du genre, intervient en application de l’accord signé le 24 mai 2001 par les ministres de l’emploi français et marocain. Cent candidats, âgés de 18 à 35 ans de chaque pays pourraient exercer sur le territoire de l’autre Etat, dans leur spécialité, une activité professionnelle. Néanmoins, il n’est pas exclu que ce nombre soit revu à la hausse. La convention confie conjointement à l’OMI et l’ANAPEC la mission de prospecter des opportunités de travail (de l’autre coté de la frontière) pour le compte de candidats des deux pays. Sur le plan juridique, les candidats seront retenus sur la base de contrats à durée déterminée de 3 à 18 mois, selon la législation du travail en vigueur dans le pays d’accueil. Le caractère ponctuel des missions de travail s’explique par le caractère pédagogique du programme. Le but étant de permettre aux candidats de chacun des deux pays de bénéficier du savoir faire du pays d’accueil et de fructifier leurs expériences professionnelles. À titre d’exemple, les candidats français peuvent bénéficier du savoir faire marocain dans certaines spécialités locales, comme l’industrie du cuir. Côté français, les candidats marocains sont sollicités dans plusieurs secteurs : hôtellerie, métallurgie, construction, service informatique… Ce programme qui s’inscrit dans le cadre de la coopération entre les deux pays ne concerne pas uniquement les chercheurs d’emploi. Il s’adresse à tous les profils susceptibles d’intéresser les entreprises dans les deux pays. D’autre part, « Ce programme vise essentiellement une meilleure gestion de carrière des candidats » comme l’explique Mme Zineb Fraiji, Responsable au sein de l’ANAPEC. Ce qui s’inscrit d’ailleurs dans le cadre de la nouvelle mission confiée à l’agence marocaine qui se positionne comme l’intermédiaire étatique de l’emploi. Du côté de l’OMI, on espère « pouvoir acheminer rapidement ce programme pour pouvoir rééditer l’expérience» affirme M. Andrée NUTTE, directeur de l’Office des Migrations Internationales. D’ailleurs, et dès la signature de la convention, des opérations de recrutement ont déjà été entamées. Elles ont permis d’insérer une quarantaine de personnes à Disney Land Paris. À suivre.

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