Quatre milliards de dirhams pour les autoroutes

La société gestionnaire des autoroutes du Maroc prévoit un investissement de 4 milliards de dirhams d’ici 2010. Au risque de 160 km par an, ce programme, en nette augmentation par rapport à la moyenne de l’année 2004 (100 km d’autoroute construits), permettra au Maroc de rattraper le retard sur cet aspect-là de ses infrastructures.
Dans sa  nouvelle revue «Itinéraire», l’ADM annonce l’inauguration de la très attendue l’autoroute Casablanca-Marrakech pour la fin de l’année prochaine. Un premier tronçon est d’ores et déjà en service.  Il s’agit de l’autoroute Casablanca-Settat, ouvert à la circulation en juin 2001. Longue de 57 kilomètres, cette autoroute relie la capitale économique du Royaume à Berrechid, Settat, décongestionnant ainsi la route nationale n°7, « seule voie importante qui permettait l’accés à cette région », note la revue de ADM. Une véritable bouffée d’oxygène pour  les activités agro-industrielles concentrées dans la région.
Pour le reste, la liaison entre Settat et Marrakech sera longue de 162 kilomètres. Le tronçon a été divisé en six sections : 17 km pour le contournement de Settat, deux sections de 61 km entre Settat et Skhour Rhamna, 31 km entre cette dernière localité et Bengerir, et deux sections de 53 km entre Benguerir et Marrakech.
Les travaux ont démarré simultanément en novembre 2004. Investissement estimé : près de 3,5 milliards de dirhams d’investissements étalés sur 29 mois.
Le planning serré pour la réalisation de cette section ne sera pas déplacé, note-t-on à l’ADM. De même, le morcellement des travaux en six chantiers simultanés adjugés à des entreprises différentes n’altèreront pas la qualité du produit. «Le recours à des matériels de type finisseurs pleine largeur avec alimentation en continu  permettra d’obtenir une chaussée uniforme et de qualité strictement identique sur toute la largeur de l’autoroute», note le document de ADM. Gage de la qualité, les différents essais nécessaires pour s’assurer de la qualité des travaux réalisés sont effectués au sein de laboratoires indépendants ».
Le financement de l’infrastructure, du développement et de l’entretien des autoroutes se fait via le péage, constituant 95% du chiffre d’affaires des Autoroutes du Maroc.
La société indique que 40% des recettes  du péage servent à financer l’entretien des autoroutes existantes, la mise en place des infrastructures d’accueil, les services et les équipements de proximité.
Environ 40% servent au remboursement des intérêts des prêts et 20% sont consacrés au remboursement des prêts contractés. Ce qui ne suffit pas à couvrir le principal des emprunts. L’ADM qui se dit «chroniquement déficitaire », estime le coût de l’entretien à environ 170 000 dirhams par kilomètre et par an, finalement plus élevé que le coût de la construction.

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