Rabbah : Investir dans la sécurité routière constitue désormais une priorité national

Rabbah : Investir dans la sécurité routière constitue désormais une priorité national

Investir dans la sécurité routière constitue désormais l’une des priorités nationales, vu les effets néfastes aux plans psychique, social et économique des accidents de la route, a affirmé le ministre le ministre de l’Equipement et du Transport, M. Aziz Rabbah.
S’exprimant lors d’une émission diffusée mardi soir sur Al Oula, sur fond du tragique accident routier survenu dernièrement dans la province d’El-Haouz et ayant 42 morts, M. Rabbah a estimé que le fléau des accidents de la route constitue « une véritable guerre » aux effets dévastateurs pour l’économie, d’où l’impérieuse nécessité de trouver les moyens d’arrêter l’hécatombe.
Plusieurs facteurs sont à l’origine des accidents de la route, a expliqué M.Rabbah, avec à leur tête l’élément humain, à l’origine de 80 pc des accidents, selon des rapports et études pratiques, appelant, à cet effet, à l’élaboration d' »une charte éthique » qui s’assignera comme objectif le renforcement des valeurs de solidarité et d’engagement ainsi que l’esprit de la responsabilité chez tout un chacun, y compris les moniteurs des auto-écoles, les candidats à l’obtention du permis de conduite, les agents des centres de contrôle technique, les contrôleurs routiers et les conducteurs.
De même, le ministre a insisté sur la nécessité de faire face aux comportements de triche et de non-respect du code de la route, notant que le taux des accidents de la route commis par les conducteurs professionnels ne dépasse pas 10pc, alors que ce même taux atteint 90 pc conducteurs des véhicules privés, tandis que la responsabilité des motocyclettes et vélos dans le milieu urbain atteint 40pc.
Après avoir mis en relief les efforts du gouvernement relatifs à l’éradication des points noirs au niveau des routes, M.Rabbah, a évoqué l’idée de création d’ « unités mobiles d’urgence » qui devraient être généralisées graduellement, et dont les interventions en matière de secours devraient cibler les zones difficiles, outre la mise en place de programmes de sensibilisation auxquels seront associés des artistes, des journalistes et des Oulémas. Seront aussi mis à contribution d’autres moyens telles la production de films et séquences vidéos, des réunions et conférences pour promouvoir la sécurité routière.
Pour sa part, le président de la Fédération nationale des associations de consommateurs du Maroc (FNAC-Maroc), Mohammed Benkaddour, a plaidé pour l’adoption d’une stratégie visant à changer le comportement humain, avec en premier lieu l’intégration de cet élément dans le système éducatif, et ce en raison de l’insuffisance des traditionnelles campagnes de sensibilisation. Il a de même, appelé à la révision de certains articles du code de la route, notamment les amendes et le retrait du permis de conduire, et à la mise à niveau des auto-écoles. De son côté, le directeur général de la Fédération marocaine des sociétés d’assurance et de réassurance (FMSAR) M. Bachir Baddou, a mis en cause le comportement irresponsable, voire anarchique des conducteurs sur les routes, appelant à davantage de fermeté à l’encontre des contrevenants. Il a estimé qu’en fin de compte c’est le changement de comportement de l’élément humain qui est déterminant, abstraction faite de tout code de la route, si élaboré soit-il.

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