Réforme de l’administration : Ben Abdelkader décline sa vision

Réforme de l’administration : Ben Abdelkader décline sa vision

Désormais la réforme de l’administration se base sur une nouvelle vision conçue par le département de Mohamed Ben Abdelkader à l’issue du Forum national de la haute fonction publique marqué par un message royal assez fort.

Une vision que le ministre chargé de la réforme de l’administration et de la fonction publique a présentée mardi à Rabat en s’appuyant sur ce message et sur les recommandations des trois ateliers ayant marqué ce grand événement. Des workshops consacrés à l’accès à la haute fonction publique, la professionnalisation de celle-ci et aux contrats programmes ainsi qu’à l’évaluation. Des sujets qui figurent clairement dans la vision détaillée par le ministre. L’objectif étant, selon ses dires, de réaliser «une performance et une efficacité administrative au service du citoyen». «Au-delà des chantiers lancés, il existe une administration qui accorde des autorisations et traite des dossiers», enchaîne-t-il. D’où l’intérêt d’une meilleure organisation.

Une vision en 4 transformations et leviers

Il s’agit, selon M. Ben Abdelkader, de la transformation organique, de gestion, numérique et morale. A propos de la première, le ministre indique qu’elle concerne l’organisation administrative. «Notre modèle est trop centralisé», avance le ministre. C’est pourquoi une charte de déconcentration administrative est en cours d’élaboration. L’objectif étant, comme il le précise, «la rationalisation des structures administratives». Par l’occasion, M. Ben Abdelkader évoque la révision du cadre organique de l’organisation des secteurs ministériels. Le ministre aborde également le programme national de l’amélioration de l’accueil dans les administrations publiques.

Une charte pour le bon accueil dans les administrations

Dans le cadre de cette transformation organique, M. Ben Abdelkader s’exprime sur un programme dédié au bon accueil dans les administrations. «Il est vrai qu’il existe une relation tendue entre certains citoyens et fonctionnaires, mais celle-ci a connu une amélioration», remarque-t-il. Dans ce sens, il rappelle le constat du HCP qui relève que cette amélioration se chiffre à deux degrés. «Le Maroc ne dispose pas de système unifié et convenable pour l’accueil des citoyens», estime-t-il. C’est pourquoi son département œuvre à élaborer un cadre dédié à cet effet. «Nous travaillons sur une charte consacrée au bon accueil», précise-t-il. Par l’occasion, il cite une expérience pilote dans l’arrondissement de Yaacoub El Mansour. Après quoi, cette expérience sera transférée à un centre de contrôle technique de voitures à Rabat et un hôpital à El Jadida outre un consulat à Algésiras. «Dans l’ensemble, les sites pilotes atteindront le nombre de 5 en attendant la généralisation de cette expérience à 30 arrondissements ou administrations d’accueil y compris des communes rurales», poursuit-il. Outre la transformation organique, le ministre s’exprime sur celle de gestion.

Une approche basée sur les droits et un baromètre

Dans le cadre de la transformation de gestion, le responsable met l’accent sur la charte des services publics. «Nous essayons d’y introduire une approche basée sur les droits. C’est une première dans le service public», se félicite le ministre qui fait allusion aux droits des usagers dans ce sens. Parallèlement, le ministre s’exprime autour de la gestion des ressources humaines et des carrières. «Cette gestion est destinée à restructurer la haute fonction publique en premier lieu», poursuit-il en s’exprimant sur l’évaluation au lieu de la notation des fonctionnaires. Par l’occasion, il aborde la mise en œuvre d’un baromètre mesurant les services publics.

De l’appui à l’administration électronique

A propos de la transformation numérique, le ministre indique que son département, avec d’autres partenaires, contribue à l’appui de l’administration électronique tout en tenant compte de l’innovation. «Bien que des ministères émettent des applications et des services électroniques, il n’existe pas de convergence que nous voulons mettre en œuvre», précise-t-il. C’est pourquoi son département est en train de mettre les dernières retouches sur le schéma directeur pour la transformation numérique de l’administration publique «avec des indicateurs chiffrés». L’objectif étant de dématérialiser le service public et lutter contre la corruption. Par l’occasion, le ministre précise que «le comité national de lutte contre la corruption se réunira pour la première fois en début avril avec la participation du secteur privé également».

Dans la foulée, le ministère élabore, selon M. Ben Abdelkader, une loi-cadre relative à la médecine du travail dans les administrations publiques. Cela étant, les transformations citées par le ministre feront, selon ses dires, l’objet d’une «évaluation intrinsèque et périodique».

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