Réforme de l’administration : Les ministères s’engagent

Réforme de l’administration :  Les ministères s’engagent

Des contrats ont été officiellement signés pour la période 2018-2021

Le ministère de tutelle vient de se doter d’un système contractuel visant l’efficacité des performances et la réalisation des objectifs des chantiers et projets définis dans le programme gouvernemental de la qualification et de la réforme de l’administration.

Coup d’accélérateur pour le Plan national de la réforme de l’administration. En effet, les projets du Plan national de la réforme de l’administration 2018-2021 disposent aujourd’hui d’une véritable feuille de route avec des objectifs bien précis et des engagements clairs. Concrètement, le ministère chargé de la réforme de l’administration et de la fonction publique vient de se doter d’un système contractuel visant l’efficacité des performances et la réalisation des objectifs des chantiers et projets définis dans le programme gouvernemental de la qualification et de la réforme de l’administration.

Dans ce sens, plusieurs contrats des projets qui portent notamment sur la charte de la décentralisation administrative, le programme national pour l’amélioration de l’accueil, la charte des services publics, la gestion des compétences, ainsi que la restructuration de la fonction publique, et le planning d’orientation de la transformation numérique de l’administration publique, viennent d’être signés à Rabat, en présence du ministre chargé de la réforme de l’administration et de la fonction publique, Mohamed Ben Abdelkader. Les contrats sont signés notamment par les chefs de projets et les superviseurs en plus du secrétaire général du ministère. Dans les détails, les projets concernent aussi le développement du système de réception et de traitement des observations et recommandations et doléances du public et du suivi de la mise en œuvre des projets de la stratégie nationale de lutte contre la corruption et la gestion du temps de l’administration publique, ainsi que du plan d’action de la mise en application de la stratégie d’institutionnalisation du genre dans la fonction publique.

Les responsables veulent ainsi faire entrer la culture contractuelle avec des objectifs mesurables et chiffrables dans la façon de faire au niveau des administrations publiques sans oublier les mécanismes et dispositifs d’évaluation. Pour ce faire, le ministère a fait appel à des partenaires étrangers, en l’occurrence le Programme des Nations Unies pour le développement, le Fonds des Nations Unies pour la femme et l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture. Les projets sont également soutenus par l’Union européenne et l’Organisation de coopération et de développement économiques.

Au total, pas moins de 24 projets seront menés traduisant quatre changements sur les plans organisationnel, gestionnaire, numérique et éthique qui reposent sur 4 fondements: la législation, la communication, l’évaluation et la coopération. A noter enfin que le ministère avait lancé récemment un appel à candidature des projets de réforme pour bénéficier du Fonds de modernisation de l’administration publique (Fomap) au titre de l’année 2018. Selon les responsables, il s’agit d’une vision de transformation de l’administration basée notamment sur l’amélioration de la qualité des services publics et le renforcement de l’efficacité de l’administration au service du citoyen et du développement.

Ce qui est prévu en 2018

Le ministère chargé de la réforme de l’administration et de la fonction publique veut mettre le paquet au cours de 2018. L’exercice budgétaire en cours a ainsi connu le lancement du portail de réclamations destiné au citoyen.

Opérationnel depuis le début de l’année, il s’agit d’une plate-forme pour recueillir les doléances des usagers et détecter les lacunes des différents services de l’administration publique.

Le ministère avait également annoncé la mise en place de nouvelles procédures écrites, publiques et obligations pour les agents de l’administration sans oublier la décision de la tutelle de munir les fonctionnaires de badges pour qu’ils soient facilement reconnaissables par les usagers.

A noter également que l’année en cours a connu le démarrage de la Commission nationale de lutte contre la corruption. Très attendu, cet organe est notamment mandaté  pour la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption, à travers la présentation de propositions et de programmes susceptibles de renforcer la transparence et de diffuser les valeurs de moralisation et de probité au sein des services publics.

Fomap, c’est quoi ?

Le Fonds de modernisation de l’administration publique (Fomap) vise à appuyer les projets ayant pour objectifs le développement de la performance des ressources humaines dans les administrations publiques, l’appui du genre dans la fonction publique et au développement de l’administration écologique.

Il est également question de soutenir les projets visant l’amélioration de la qualité d’accueil, le développement des services électroniques, le renforcement de l’échange électronique des données, l’amélioration de l’intégrité et de l’éthique, ainsi que l’appui de la communication institutionnelle et l’accès aux informations publiques.

L’appel à candidature, lancé par le ministère chargé de la réforme de l’administration et de la fonction publique il y a quelques semaines avait identifié huit axes de travail, notamment l’amélioration de l’accueil au niveau des administrations publiques à travers l’accompagnement dans la mise à niveau des espaces réservés à l’accueil et l’intégration de l’approche environnementale dans la gestion publique.

Ben Abdelkader : «Le ministère aspire à mettre en place un modèle d’administration efficace»

Le ministre délégué chargé de la réforme de l’administration et de la fonction publique, Mohamed Ben Abdelkader, a affirmé que son département aspire à la mise en place d’un nouveau modèle d’administration efficace, interactif et transparent, au service des citoyens.

Le responsable s’exprimait récemment dans le cadre d’une journée d’étude organisée par le ministère, en collaboration avec le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), mettant en avant les différents enjeux liés à ce chantier, dont le développement, la citoyenneté et la démocratie. Après avoir passé en revue les dysfonctionnements dont pâtit le système de la fonction publique, liés notamment à un modèle administratif traditionnel qui manque d’efficacité et de transparence, il a relevé que le ministère va adopter une approche de réforme transitionnelle, concernant quatre grandes mutations qui touchent les volets d’organisation, de gestion, de numérisation et de moralisation.

 

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