Report à huitaine de l’examen de l’affaire de l’ancien DG de l’ONDA

Report à huitaine de l’examen de l’affaire de l’ancien DG de l’ONDA

La Cour d’appel de Casablanca a décidé, jeudi, de reporter à huitaine la poursuite de l’audition de l’ancien directeur général de l’Office national des aéroports (ONDA) Abdelhanine Benallou.
Dans ses réponses à la cour concernant la salle de contrôle, le système de facturation des recettes de l’office, la construction du mur de clôture, l’ouverture de l’aéroport de Benslimane et le système de détection aux entrées des aéroports, l’ex directeur général a indiqué que la gestion des marchés publics de l’ONDA était supervisée par une commission aux travaux de laquelle il n’a jamais pris part et qu’il s’est contenté de contrôler les rapports qu’elle lui soumettait.
Le rapport de la cour des comptes comporte de nombreuses « allégations, erreurs et confusions délibérées ainsi qu’une volonté préméditée en vue de semer le doute dans la manière de gestion de l’office », a-t-il dit.
« La transparence adoptée par l’Office en faisant face aux lobbies de corruption n’a pas été de leur goût, ce qui a nourri leur caractère vindicatif à l’encontre de l’équipe actuellement devant la justice », a-t-il soutenu.
« La cour des comptes a traité cette affaire de façon sélective en jetant la lumière sur certains dossiers et en omettant d’autres tout en ciblant seulement trois entreprises sur les 1.500 sociétés qui traitaient avec l’ONDA », a-t-il ajouté, se disant avoir été « stupéfait lors de sa première visite à certains aéroports après sa nomination sur la procédure suivie en matière de facturation manuelle ».
Sur les retards dans l’exécution de chantiers ouverts, l’ex directeur général a expliqué que ceux-ci n’étaient pas délibérés mais involontaires et ne correspondaient pas aux prévisions des études réalisées.
Onze personnes sont poursuivies, chacun en ce qui le concerne, dans cette affaire pour des chefs d’accusation relatifs notamment à la dilapidation de deniers publics, à la participation, au faux et à l’usage de faux.
L’ancien directeur général de l’office, son directeur de cabinet et le directeur financier en charge des marchés sont poursuivis en état d’arrestation. La cour avait décidé, en mars dernier, de disjoindre de l’affaire principale à la demande du ministère public, le dossier de l’ordonnateur poursuivi en état de liberté.
Un rapport de la Cour des Comptes avait révélé des malversations au sein de l’Office à l’époque où M. Benallou assurait sa direction générale.

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