Réunion USFP-PPS-FFD : La gauche à la recherche d’un second souffle

Réunion USFP-PPS-FFD : La gauche à la recherche d’un second souffle

Les leaders de l’USFP, du PPS et du FFD, trois des principales formations de gauche, ont donné, vendredi à Rabat, une conférence commune sur leur perception de l’évolution politique après la Constitution du 1er juillet. Abdelouahed Radi, Nabil Benabdallah et Thami Khyari ont animé ensemble au siège central de l’USFP un débat sur «La gauche et le Maroc de l’avenir». Cette réunion s’est déroulée en deux temps. Le premier a été dédié aux exposés des chefs des partis sur leur vision du futur, tandis que le second a permis à leurs théoriciens de préciser certaines notions de base, telles que ce qu’est la gauche et d’exposer les soubassements de la politique de leurs formations. Car même si son recul actuel ne le laisse pas présager, l’avènement d’une gauche forte et unie est sinon inéluctable du moins nécessaire, ont estimé les trois partis.  Pour eux en effet, «elle est la seule à porter les valeurs qui sont en phase avec le contexte actuel de mondialisation et de souci de moralisation de la vie publique». Ces valeurs, Abdelouahed Radi en a évoqué la tradition parmi «le peuple de gauche» en revenant sur les acquis du gouvernement d’alternance. Car, a-t-il ajouté, pour bien préparer l’avenir, il faut s’imprégner du présent tout en ne perdant pas de vue son passé. Et pour la gauche, a-t-il déclaré, le passé a pour noms : combat pour l’indépendance, lutte pour la démocratie au plus fort des années de plomb, gouvernement d’alternance et réformes constitutionnelles. Le leader socialiste, qui a vu dans le Mouvement du 20 février l’expression de l’audace politique qui fait bouger les événements, s’en est félicité d’autant plus «que ces jeunes portent des idées que nous avons longtemps défendues». Ils ont convaincu de la nécessité de réaliser ce que nous avons réclamé, a-t-il affirmé dans une espèce d’appel implicite invitant ces jeunes à rejoindre la gauche. Ce qui importe, a-t-il encore déclaré, c’est de travailler au rétablissement de la confiance entre la gauche et sa base. Mais, a-t-il précisé, cette restauration doit aller au-delà des élections pour s’inscrire dans la durée qui façonne l’histoire. Il a néanmoins appelé les électeurs à voter en masse le jour du scrutin pour le progrès et toutes les valeurs humaines que porte la gauche. Car, a fait remarquer le 1er secrétaire de l’USFP, ce qui va se passer le 25 novembre engagera le Maroc pour les dix prochaines années. Il a alors invité ses militants à la vigilance. Plus incisif, mais sensiblement analogue, a été le discours du secrétaire général du PPS qui a souligné le mérite de la gauche d’être, selon lui, la seule à porter un projet de société global. Un projet qui embrasse tous les aspects de la vie, tout autant politiques, sociaux, économiques que culturels. Nabil Benabdallah qui a invité à une «participation commune» lors des législatives a surpris son auditoire en appelant nettement à la reconstitution de la gauche en un seul et unique parti. Thami Khyari, le secrétaire national du FFD, est resté en deçà de cet appel préférant s’en prendre à ceux qui «croient que l’Histoire s’est arrêtée». La gauche marocaine est prête à former un gouvernement homogène, avec un programme homogène basé sur les valeurs de gauche, a-t-il conclu.n

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