Sahara: Ban Ki-moon souligne l’urgence d’un règlement en raison de la crise au Sahel

Sahara: Ban Ki-moon souligne l’urgence d’un règlement en raison de la crise au Sahel

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a exhorté  à un «règlement urgent» de la question du Sahara en raison de «la montée de l’instabilité et l’insécurité» dans la région du Sahel et appelé à l’ouverture des frontières entre le Maroc et l’Algérie dans l’intérêt de la région et de la communauté internationale. «La montée de l’instabilité et de l’insécurité dans et autour de la région du Sahel requiert un règlement urgent de ce conflit de longue durée», a affirmé le secrétaire général dans son dernier rapport sur le Sahara rendu public lundi après-midi à New York. Dans ce rapport, le secrétaire général a fait part de «sa grande préoccupation» concernant la sécurité du personnel de la Minurso, soulignant que les «opérations, en cours au nord du Mali, peuvent menacer sur le long terme» la région. Il a, dans ce contexte, expliqué la «poursuite de la suspension de patrouilles de nuit de la Minurso», car exposées à de grands risques en raison notamment des «possibles infiltrations d’éléments armés et de lacunes en matière de coordination au niveau de la sécurité régionale». Le chef de l’ONU a rappelé l’enlèvement dans les camps de Tindouf de trois humanitaires européens en octobre 2011 et le rappel en 2012 de 17 humanitaires qui opéraient dans les camps. «Tous les gouvernements consultés» lors de la visite de son envoyé personnel, Christopher Ross, dans la région ont émis de «sérieuses préoccupations quant au risque posé par les combats en cours au Mali sur la région et leur contribution à la radicalisation des populations des camps» de Tindouf, a-t-il dit. «Le temps est venu pour les parties d’aller de l’avant vers une solution soutenue et encouragée par la communauté internationale», a plaidé Ban Ki-moon, appelant les «parties à s’engager dans de véritables négociations» pour mettre fin à ce conflit qui n’a que trop duré. Cependant, a-t-il déploré, durant la période examinée, des difficultés ont continué d’entraver les progrès vers une solution politique durable juste et mutuellement acceptable, regrettant l’absence «d’avancée sur le cœur de la question», chaque partie campant sur «sa position respective».

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