Sale temps en Algérie

Depuis jeudi et l’arrivée de violentes intempéries, pas moins de six navires ainsi que plusieurs petites embarcations se sont retrouvés en difficulté aux larges des côtes algériennes. La presse nationale est d’ailleurs largement revenue dimanche sur les pertes humaines et dégâts matériels causés par ces fortes pluies, chutes de neige, dans l’Est, et rafales sur les côtes.
Ces informations étaient toutefois confuses et parfois contradictoires, notamment concernant le naufrage d’un ou plusieurs pétroliers dans l’Oriental. Ainsi, le Matin notait qu’au niveau de la wilaya de Skikda, trois cargos, « à savoir un pétrolier et deux autres destinés au transport de bois », ont échoué vendredi. « Les trois bateaux étaient au niveau de la rade quand des rafales de vent de plus de 100 km/h ont poussé les trois navires vers la côte où ils sont toujours enfoncés dans le sable » précisait le quotidien. D’après Liberté, ces cargos sont tous les trois des pétroliers : « Kaymar battant pavillon chypriote, Valporano d’origine italienne et Alliance Sperot battant pavillon des Bahamas ». Le journal précisait aussi que les gardes-côtes avaient pu sauver les 64 personnes qui se trouvaient à bord des navires.
Et de commenter que « malgré l’insistance du représentant du ministère de l’Environnement (…), les risques de marées noires sur nos côtes demeurent encore vivaces avec la succession d’incidents de ce genre ».
Selon le Soir d’Algérie, un autre navire a échoué jeudi aux larges des côtes de Tipaza à 12 miles au nord du mont Chenoua. « Ce cargo transportait 4183 tonnes de kaolin (ciment rouge) et contenait dans ses soutes 250 tonnes de fuel et 4000 litres d’huiles de moteur » notait le journal dans son édition dominicale. Lequel précisait par ailleurs que « tout risque d’atteinte à l’environnement, voire une marée noire sur nos côtes » avait été écarté par les autorités. Revenant sur ce naufrage, le Jeune Indépendant, qui précisait que le Cougar, un navire libanais, était parti d’Espagne pour rejoindre la Grèce, s’est montré beaucoup plus inquiet en évoquant une « grande menace écologique pour le milieu marin ». Menace ou pas ? Un ou plusieurs pétroliers ?
Les informations concernant le bilan humain des importantes intempéries étaient, dimanche, toutes aussi confuses, certainement du fait du manque d’informations. Toutes sources confondues, on peut évaluer le nombre de morts à au moins quatorze personnes, depuis vendredi. Liberté a notamment rapporté le décès de « trois citoyens, suite à l’effondrement d’une maison à Draâ El-Mizan dans la wilaya de Tizi-Ouzou (et de) quatre autres à Alger, Chlef et Constantine » dans des accidents de la circulation. Titrant son édition sur « Le froid qui tue », le journal a aussi rapporté qu’une centaine de routes étaient coupées et que près de la moitié des wilayas du pays restaient isolées. En Kabylie par exemple, les importantes chutes de pluies et de neige ont entraîné la fermeture des écoles, d’importantes coupures d’électricité et des liaisons téléphoniques.
Toujours selon Liberté, « les wilayas de Médéa, Bordj Bou-Arréridj, Sétif, Bouira, Tiaret, Batna et de Saïda, une vingtaine en tout » se sont aussi retrouvées dès jeudi « dans un isolement presque total ». Et cette situation ne semble pas prête de s’arranger puisque les services météorologiques ont prévu une nouvelle vague de froid cette semaine.

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