Situation de la presse: Tout est rose… ou presque !

Situation de la presse: Tout est rose… ou presque !

Le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, l’a répété à trois reprises au cours de l’exposé qu’il a fait lundi à Rabat sur la situation de la presse au Maroc en 2013: «Ce rapport ne renferme pas seulement les indicateurs de la presse, mais encore les engagements du gouvernement à continuer à travailler à l’amélioration de cette presse, à œuvrer à sa diversification et à l’élargissement de son champ d’action».

Cette déclaration d’intention a suffi à faire, de ce qui n’était au départ que la 2ème édition d’une prestation protocolaire, un moment de vérité particulièrement révélateur. Parmi ces révélations, celle-ci qui a suscité force interrogations parmi l’assistance : la situation de la presse marocaine a été profilée par un référentiel où l’on trouve tout à la fois la Constitution de juillet, les engagements du gouvernement et les conventions internationales.

Partant de cette affirmation, le ministre a considéré que du point de vue de l’exercice des métiers de la presse, 2013 a été un bon millésime où le champ des libertés s’est élargi, où la pratique du journalisme n’a pas connu de limitations majeures, où les tribunaux n’ont pas emprisonné de journaliste et où des médias n’ont pas été acculés à la cessation d’activité. En un mot qu’en 2013, selon le ministre, la situation de la presse n’a pas été aussi critique que l’ont dit des organisations telles Human Rights Watch (HRW) ou Reporters sans frontières. «Car elles se basent sur des cas isolés pour généraliser, ce qui n’est pas la meilleure approche pour connaître d’une situation donnée».

Cette amélioration, Mustapha El Khalfi en veut pour preuve un certain nombre d’indices dont, notamment, le peaufinage du nouveau projet du code de la presse dont l’une des principales caractéristiques est d’exclure la possibilité d’emprisonner les journalistes pour fait de presse, le renforcement du droit d’accès à l’information, la reconnaissance légale de la presse électronique et la baisse du nombre des cas d’atteinte au libre exercice des métiers de presse. Le ministre a ainsi annoncé que durant l’année écoulée aucun périodique n’a été censuré, non plus que n’a été fermé aucun site de presse électronique. El Khalfi a, en outre, mis en exergue le fait que les affaires de presse portées devant la justice ont accusé un net recul et qu’aucun jugement à l’encontre de journalistes n’a été prononcé par les tribunaux.

A l’actif de l’année écoulée est également le fait que le soutien aux médias a connu des pics au plan non seulement de l’aide financière, mais encore au niveau de l’aide au perfectionnement de la gestion de l’entreprise de presse, de l’amélioration de la gouvernance, de la recherche de la transparence et de la diversification politique, linguistique et culturelle. Selon Mustapha El Khalfi, 2013 a aussi été marquée par une plus grande ouverture de la presse nationale sur le monde extérieur et une plus franche transparence «du secteur de la publicité et des annonces», lequel, a-t-il dit, a enregistré un total d’allocations de l’ordre de 4,5 milliards de dirhams.

Le ministre a par ailleurs dit l’importance en laquelle son département tient la formation et la formation continue, ainsi que la moralisation de la profession de journaliste, «élément fondamental de l’amélioration de la qualité du rendu».

Dans cette perspective, El Khalfi a considéré que le renforcement du partenariat de son département avec les institutions parties au domaine de la presse est une priorité à laquelle est apportée une attention d’autant plus prononcée qu’elle vise à une meilleure satisfaction du consommateur.

 
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