Sommet Maroc-Pays du Conseil de coopération du Golfe: Discours royal à Riyad, le tournant stratégique

Sommet Maroc-Pays du Conseil de coopération du Golfe: Discours royal à Riyad, le tournant stratégique

«L’heure de la sincérité et de la vérité a sonné. Le monde arabe traverse une période critique car ce que vivent certains pays n’est pas une exception, mais il s’inscrit plutôt dans le cadre de plans programmés qui nous visent tous», a souligné le Souverain.

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a prononcé un discours royal qui fera date devant le Sommet Maroc-pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Riyad, en avril dernier. Le discours royal représente, en effet, un véritable tournant stratégique pour le Royaume.
Dans ce discours, le Souverain a abordé les grandes questions cruciales qui concernent le Maroc, le CCG et la région.
Il a été question notamment de la montée de l’extrémisme religieux, de la situation sécuritaire chaotique dans plusieurs pays de la région ainsi que la question du Sahara marocain. Le discours royal est venu à un moment où la tension était à son summum entre le Maroc et le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU). «Les choses en sont arrivées au point qu’une guerre par procuration s’est engagée où le secrétaire général des Nations Unies est instrumentalisé pour essayer de porter atteinte aux droits historiques et légitimes du Maroc concernant son Sahara, comme en témoignent les déclarations partiales du responsable onusien et ses agissements inacceptables afférant au Sahara marocain», a affirmé Sa Majesté le Roi.

«Mais ne vous en étonnez pas car dès lors qu’on connaît les raisons, il n’y a plus de mystère. En effet, que peut faire le secrétaire général alors qu’il admet ne pas avoir une connaissance complète du dossier du Sahara marocain, comme c’est le cas pour de nombreuses autres affaires? Mieux encore, il ignore le détail des développements et les véritables dessous du dossier», a ajouté le Souverain. Il faut dire que le discours royal a été très suivi dans plusieurs capitales en raison des messages forts adressés aux partenaires du Royaume mais également à la communauté internationale.

En plus de la question du Sahara, le Souverain a évoqué la situation dans le monde arabe. «L’heure de la sincérité et de la vérité a sonné. Le monde arabe traverse une période critique car ce que vivent certains pays n’est pas une exception, mais il s’inscrit plutôt dans le cadre de plans programmés qui nous visent tous. En effet, le terrorisme ne fait pas que nuire à la réputation de l’Islam et des musulmans. Certains s’en servent aussi comme un prétexte pour diviser nos pays et pour y semer la zizanie. Cette situation exige d’ouvrir un débat franc et profond entre les différents rites pour corriger les mystifications, mettre en lumière la véritable image de l’Islam et réactiver les valeurs de tolérance qui sont les nôtres», a dit le Souverain. «Il ne s’agit pas d’une affaire liée à un pays donné, mais bien de notre besoin d’une prise de conscience collective par rapport à ces défis et d’une volonté réelle de renouveler notre pacte stratégique scellé avec nos partenaires selon des termes bien définis devant régir nos relations pour les décennies à venir. Nous vivons une période charnière entre ce que nous voulons et ce que les autres veulent que nous soyons», a ajouté SM le Roi. «Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de positions unies et claires rassemblant tous les pays arabes. Car, soit nous nous agrégeons les uns aux autres comme une seule entité et à l’image d’une structure bien charpentée, soit nous serons à l’inverse de ce que nous voulons être», a fait savoir le Souverain.

S’agissant du partenariat entre le Royaume et le CCG, Sa Majesté le Roi a affirmé : «Le partenariat entre le Maroc et les pays du Golfe n’est pas le produit d’intérêts conjoncturels ou de calculs éphémères. Il puise plutôt sa force dans la foi sincère en la communauté de destin et la concordance des vues concernant nos causes communes». «Nous nous réunissons donc pour donner une forte impulsion à ce partenariat, qui a atteint un tel degré de maturité que nous nous devons, désormais, d’en développer le cadre institutionnel et les mécanismes opérationnels. C’est la meilleure démonstration que l’Action arabe commune ne se réalise pas à coups de réunions et de discours, ni au moyen de Sommets périodiques de forme, ou de résolutions toutes prêtes, mais inapplicables», a dit le Souverain.

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