Standard and Poor s met en garde le gouvernement Benkirane

Standard and Poor s met en garde le gouvernement Benkirane

Dans un communiqué rendu public à la mi-journée, l’agence Standard and Poor’s a annoncé sa décision de rabaisser la perspective de la dette souveraine du Maroc de stable à négative. Une nouvelle qui tombe en plus très mal au moment où le Maroc s’apprête à sortir sur le marché international. Même si l’agence internationale de notation a décidé de maintenir la note du Royaume à BBB-, elle a pour la première fois passé la perspective de la dette du Royaume à négative. C’est ce que les financiers appellent dans leur jargon un changement d’outlook. Cela veut dire que Standard & Poor’s pourrait abaisser encore plus la note du pays qui passera de «l’investment grade» au «speculative grade». Or le gouvernement s’apprête à lever un milliard de dollars sur le marché international avant la fin de cette année. La perspective négative voudrait dire que le Maroc contractera très probablement le crédit à un taux plus élevé. Ceci aura indéniablement un impact sur le déficit économique. Or, Standard and Poor’s a affirmé, dans son communiqué, qu’elle attend du gouvernement à ce qu’il initie des réformes économiques à travers une baisse drastique du poids des subventions pétrolières dans le cadre de la Caisse de compensation sur le budget de l’Etat. L’agence considère que la dernière hausse des prix du carburant à la pompe vient dans le bons sens mais reste tout de même insuffisante. Elle s’attend également à une réduction des déficits extérieurs et budgétaires du Maroc. Autrement, l’abaissement interviendra fatalement si ces derniers ne seront pas réduits de manière significative et surtout si les pressions sociales s’aggravent et nuisent à l’avancement des réformes.
La conjoncture internationale pourra être aussi déterminante au cas où elle impacterait la performance économique nationale. La révision de la note du Maroc est expliquée notamment par la baisse des avoirs extérieurs du pays mais également l’aggravation des déficits. Les prévisions sur le déficit budgétaire sont d’ailleurs inquiétantes. A la fin de l’année en cours, il pourrait atteindre, voire dépasser, les 8%.

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