Stratégie nationale de lutte contre la corruption: Une évaluation à mi-parcours sera réalisée

Stratégie nationale de lutte contre la corruption: Une évaluation à mi-parcours sera réalisée

Depuis le lancement en mai dernier de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption, le département de Mohamed Moubdii, ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé de la fonction publique et de la modernisation de l’administration, ne cesse de mobiliser toutes les catégories sociales pour promouvoir une culture de lutte contre la corruption, notamment dans les secteurs les plus exposés à la corruption.

Mohamed Moubdii ,ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé de la fonction publique et de la modernisation de l’administration.
Mohamed Moubdii ,ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé de la fonction publique et de la modernisation de l’administration.

Ainsi depuis, les groupes de travail sont à pied d’œuvre pour la mise en œuvre des différents programmes et projets. Plusieurs réunions ont été tenues récemment à cet effet par les départements responsables des projets et une évaluation à mi-parcours sera réalisée, apprend-on du ministère de tutelle.

D’ailleurs, les dix programmes constituant cette stratégie ont pour finalité d’assurer de meilleurs services aux citoyens, la consécration de l’administration électronique, la transparence et l’accès à l’information, l’éthique et la déontologie, le contrôle et la reddition des comptes, le renforcement des poursuites et de la répression, ainsi qu’une meilleure gestion de la commande publique et la promotion de l’intégrité du monde des affaires, la communication et la formation.

Ils accordent également la priorité aux mesures effectives et à fort impact sur les secteurs les plus exposés à la corruption et qui sont concernés le plus par les griefs d’insatisfaction des citoyens, selon la même source.
Ainsi, comptant 239 projets et mesures répertoriés en 10 programmes avec une mise en application qui s’étend sur dix ans, cette stratégie mobilise des ressources financières et humaines importantes dans sa mise en œuvre.

Au fait, au regard des objectifs spécifiques, un plan de mise en œuvre a été élaboré pour chacune des trois phases du plan : 2015-2016, 2017-2020 et 2020-2025.
Selon le ministère, des actions efficaces et efficientes ne sont possibles que si l’ensemble des acteurs prend ses responsabilités en intégrant progressivement la lutte contre la corruption dans ses politiques, la Commission nationale anti-corruption (CNAC) est une réponse commune des acteurs concernés pour soutenir les actions des institutions dans leur dynamique de projets de lutte contre la corruption, favorisant un processus de changement pour prendre en compte cet objectif dans les politiques sectorielles. Par ailleurs, le ministère souligne également que cette stratégie ambitionne de mettre fin à ce fléau en dix ans, c’est-à-dire à l’horizon 2025 et de renforcer la confiance des citoyens en les institutions, ainsi que celle de la communauté internationale à l’égard du Maroc.

Il faut rappeler que cette stratégie est dotée d’un budget de près de 1,8 milliard de dirhams, réparti sur trois tranches et dédié essentiellement à la formation et l’acquisition des outils de contrôle et de suivi. Elle est basée sur 5 piliers, à savoir la gouvernance, la prévention, la répression, la communication, la sensibilisation et la formation, alors que la priorité sera accordée aux secteurs les plus exposés à la corruption comme la santé, la sécurité, la justice et les collectivités territoriales.

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