Syrie : Le Maroc appelle à une action «ferme» pour préserver la perspective d’une solution politique

Syrie : Le Maroc appelle à une action «ferme» pour  préserver la perspective d’une solution politique

La suspension des activités de la mission d’observation de l’ONU en Syrie (MISNUS) nécessite une action internationale rapide et ferme afin de préserver la perspective de la solution politique dans ce pays, a affirmé l’ambassadeur du Maroc auprès de l’ONU, Mohamed Loulichki.
«Cette situation nécessite de la part de ce Conseil une action rapide et ferme qui va au-delà de ce que nous avons fait jusqu’à présent, afin de préserver la perspective de la solution politique. Ce Conseil est appelé à assumer ses responsabilités, en examinant les options qui s’offrent à lui, pour permettre un impact immédiat et visible sur la mise en œuvre effective du Plan en six points» de l’envoyé spécial conjoint ONU-Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan, a-t-il déclaré devant les membres de l’organe sécuritaire de l’ONU. M. Loulichki intervenait lors d’une réunion à huis clos du Conseil de sécurité sur la Syrie, marquée par des comptes-rendus présentés par le chef des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous et le chef de la Misnus, le général Robert Mood, sur l’avenir de la Mission en Syrie après la suspension de ses activités.
Dans ce contexte, le diplomate a estimé que la suspension temporaire des activités principales de la MISNUS, bien que déplorable, est une décision «imposée par la recrudescence des violences et la détérioration de l’environnement dans lequel opèrent les observateurs de la MISNUS et les risques auxquels ils étaient exposés». «En engageant nos observateurs dans cette Mission, ce Conseil et les pays contributeurs de troupes étaient bien conscients de ces risques et difficultés. Mais la perspective de contribuer à la réduction du nombre des victimes et de soutenir le Plan en six (…) justifiaient un pari qui méritait d’être pris», a-t-il encore dit. Déplorant la poursuite des violences et de la militarisation en Syrie, trois mois après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu, M. Loulichki a mis en garde contre les risques accompagnant la suspension de la MISNUS.

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