Tapis Tisli : Adil Douiri signe une première convention

Un premier pas a été franchi pour la restructuration de la filière “tapis“ de l’artisanat marocain. Une convention a été signée en ce sens, mercredi 21 mars à Marrakech, entre le département de l’Artisanat et de l’Economie sociale et la société Moroccan Carpet Yam, (Mocary).
Le texte vise la promotion de la production et l’exportation du tapis manufacturier marocain et, par-delà, la relance de toute la filière.
Concrètement, l’entreprise Mocary s’engage, entre autres, à respecter un niveau  annuel de production et de commercialisation de 10.000 m2 et à revaloriser les  salaires des noueuses. En contre partie, le ministère pourra accompagner l’entreprise dans la conception de nouveaux designs en cohérence avec le plan global de  développement de la marque Tisli.
La Maison de l’Artisan, l’autre acteur de ce partenariat public/privé, s’engage, pour sa part, à promouvoir cette nouvelle marque de tapis et à accompagner la société pour la commercialisation de ce  produit, dans le cadre d’une “stratégie commerciale élaborée à cet effet et  comprenant le niveau des prix cibles”.
Globalement, la convention a pour objectif, explique-t-on auprès du département de tutelle, de fixer un cadre permettant aux artisans manufacturiers de bénéficier de programme d’aide et d’accompagnement de l’Etat.
Elle vise ainsi de formaliser, dans un cadre contractuel et souple, les conditions-cadres définissant les engagements et les modalités de soutien des opérateurs par le ministère. Le texte fixe également les conditions d’accès aux mesures d’accompagnement prévues dans le plan de relance de la filière.
En termes d’actions, il s’agit d’appui technique pour la conception du produit Tisli avec, d’une part, un nouveau design réalisé par des designers nationaux et internationaux de renom et, d’autre part, de l’amélioration des techniques de production et de finition.
Il est, en outre, question d’accompagnement pour la promotion et la commercialisation du produit et ce à travers, d’abord, la création de la marque Tisli et ensuite par la participation aux salons de l’édition de supports promotionnels et le co-marketing.
Ceci devrait permettre de positionner le Maroc, de manière durable, sur le marché international avec une gamme de produits d’une qualité significativement supérieure à celle des articles actuellement exportés par les producteurs marocains.
Par ailleurs, et selon le département de l’Artisanat et de l’économie sociale, ce type de convention peut bénéficier à toutes les entreprises de droit marocain intéressées par la production du tapis Tisli.
À rappeler que l’un des objectifs principaux du programme de relance du tapis marocain tissé et noué main est de revaloriser les prix d’exportation de ce produit qui sont appelés à être triplés, en vue d’augmenter les revenus des artisans marocains.
Le projet de tapis Tisli, lancé en février dernier, ambitionne de tripler le prix de vente pour le faire passer de 20 à 70 euros/m2, tripler les salaires des noueuses (de 500 DH à 1500 DH/mois) et d’augmenter les volumes de production à 600.000 m2 contre 300.000 m2 actuellement.
La filière “tapis“ a connu depuis 15 ans un déclin continu des exportations, passant de 2 millions de m2 exportés en 1990 à 300.000 m2 en 2005. La collection Tisli est composée de 27 modèles, soit plus de 120 tapis.

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