Taza, la ville de tous les paradoxes

Taza, la ville de tous les paradoxes

Troisième place financière au Maroc en termes de dépôts, juste après Nador (36 milliards de dépôts) et Casablanca, Taza caracole pourtant dans le contingent des villes qui attirent le moins d’investissements. La ville ne dispose  ni d’une agriculture ni d’une industrie forte. De même, les potentialités du  tourisme de montagne ne font pour le moment pas l’objet d’une exploitation suivie. Une absence d’activités économiques qui explique  le mouvement des fonds déposés par les immigrés de Taza vers la ville de Fès.
Actuellement, seuls moins de 10% de ces 3,5 milliards de dirhams déposés par les MRE sont utilisées localement, témoigne-t-on du sein de l’association des ressortissants de Taza, décidée à  briser  les paradoxes.
Avec parmi ses membres, Hassan Bernoussi de la Direction des investissements extérieurs, Mustapha Benali de 2M,  Jawad Zyatt de Jet4You,  Hamad Kessal, vice-président de la CGEM, cette association dispose de véritables leviers de promotion. A commencer par son président, le géophysicien Driss Bensari, frère de Abdelwahab Bensari  de la Sonasid. «Ma motivation première est de rendre service à ma ville, à ma région à travers une association qui s’occupe du développement », explique Driss Bensari. En dehors de son université pluridisciplinaire, de sa grotte préhistorique, de son parc naturel (l’un des plus importants du royaume), de sa forêt de cèdres et de la montagne de Bouybain (aux neiges éternelles), Taza fait peu parler d’elle. «On avait l’impression que le Maroc utile s’arrêtait à Fès », lance Hamad Kessal.
Les trois axes définis  par cette instance permettront de faire connaître Taza et d’organiser plusieurs missions à caractère social . Sur le plan économique, la valorisation de la culture du terroir (huile d’olive) est mise en avant. 
Aux côtés des membres actifs vivant au Maroc, l’association compte aussi  sur ses ambassadeurs à l’étranger. Parmi les plus célèbres représentants de cette cité, l’on trouve Jamal Debbouze, mais aussi Elie Simon dont le père y avait ouvert une boutique d’optique.  A noter que de leur côté, l’association des français de Taza, attachés  à cette ville qui comptait une importante communauté étrangère  durant le protectorat, organise régulièrement des caravanes de solidarité au profit des habitants de Taza.
 L’objectif du décollage économique qui motive les activités de l’association est aujourd’hui d’autant plus à portée de main, que la région est engagée dans un  processus de désenclavement continu. Aujourd’hui, l’association poursuit séminaire sur séminaire, sur le développement du tourisme de montagne, sur l’attractivité de la destination. Une grande rencontre est prévue ainsi le 27 avril en partenariat avec le ministère du Tourisme.

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