Tourisme : les prétentions du Maroc à Berlin

Pas de grosses signatures à Berlin.« C’’est un Salon de mi-parcours, », déclare le ministre du Tourisme, Adil Douiri venu à l’ITB de Berlin pour assurer le suivi des contrats signés avec les tour opérateurs partenaires du Maroc. A la deuxième journée de ce rendez-vous planétaire, les tendances du marché allemand, première source émettrice de touristes de par le monde, avec 80 millions de voyages en moyenne par an, sont assez claires. Les pays arabes et ceux du Moyen-Orient accusent une dépréciation de l’image auprès du grand public à cause de l’affaire des caricatures.  Le ministre allemand du Tourisme a exprimé à son homologue marocain toute sa satisfaction devant la retenue affichée par le Maroc et la Tunisie durant cette crise frontale entre l’Orient et l’Occident. Pour le reste, le Maroc aborde l’ITB avec une légère progression de 2% au niveau des arrivées, et 10% sur les nuitées. Mais nous ne sommes pas encore arrivés au niveau de la saison 2000, année de référence. Pour 2006, le ministre du Tourisme table sur une progression de 15%. «Nous espérons passer de 900 000 nuitées en 2005 à 1 100 000 cette année », déclare Douiri qui reconnaît toutefois certaines insuffisances : «Nous avons du mal à concrétiser avec les tours opérateurs moyens ». Explication: ces entreprises n’arrivent pas à aligner leur offre sur celle des grandes.
C’est l’un des objectifs majeurs de l’Office national marocain du Tourisme. Pour le moment, avec les trois grands TO allemands, à savoir TUI (42 000 sièges pour 2006), Thomas Cook et ITS, qui ont signé depuis deux ans des contrats de co-marketing avec l’Etat marocain, contrats basés sur les objectifs de sièges, «les choses vont pour le mieux ». Hapag Fly qui assure pour le compte de TUI deux vols entre Stuttgart et Marrakech compte passer bientôt à trois vols. L’interruption prévue pour cet été sur la ville ocre sera donc temporaire.
Thomas Cook progresse de 10% selon ses responsables présents au Salon. Le groupe TUI affiche une augmentation de 18% en hivers et 16% en été. ITS, pour sa part, a augmenté de 9%. Des résultats jugés notables par le ministre dans un marché allemand en ralentissement.
Mais, derrière, la reprise se heurte à la capacité limitée d’ Agadir. «Nous avons un problème sérieux d’adéquation de capacité avec les TO », affirme le ministre. Côté promotion, en 2006, l’ONMT a consacré 2 millions d’euros à la publicité dans les médias allemands et à l’affichage. «Nous sommes très satisfaits,
Pour sa part, la Royal Air Maroc, qui assure trois vols hebdomadaires entre Francfort et Casablanca, deux entre Düsseldorf et Casablanca et depuis quelques temps, quatre vols entre Munich et Strasbourg, affine sa stratégie.Atlas Blue desservira à partir du 2 mai, des liaisons entre  Agadir, Cologne, Hambourg et Berlin suivant le mode du charter.Abderrazak Laroussi, représentant d’Atlas Blue à Berlin était en prospection auprès des TO. En tout cas, pour Charki Morsli, «les objectifs de la RAM sur l’Allemagne sont largement à la portée », cela en dépit des surcharges (kérosène) et des coûts des liaisons (25.000 euros pour une fréquence Casablanca Stutgart). «Je pense qu’il commence à avoir un intérêt pour le produit Maroc.
Nous sommes encore loin de ce qu’il faut faire. Aucun TO n’a encore estimé que nous sommes suffisamment importants pour nous consacrer une brochure spécifique, contrairement à la Tunisie et à l’Egypte », déclare Hamid Bentahar, directeur général du Sofitel Agadir. Une analyse partagée par nombre d’opérateurs marocains présents durant ce Salon. 

DNES à Berlin

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