Turquie : Le Maroc appelle à la préservation de l’ordre constitutionnel

Turquie : Le Maroc appelle à la préservation de l’ordre constitutionnel

La situation en Turquie est suivie avec préoccupation par le Maroc.

Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (MAEC) a souligné dans un communiqué, samedi 16 juillet 2016 l’attachement du Maroc à la stabilité de ce pays musulman frère relevant que le Royaume du Maroc rejette, par principe, tout recours à la force pour le changement des régimes établis et appelle à la préservation de l’ordre constitutionnel dans ce pays.

A noter que le Premier ministre turc Binali Yildirim a annoncé, samedi que la situation en Turquie est retournée « sous contrôle » des autorités.

L’état-major de l’armée turque maitrise la situation qui est « largement sous contrôle » après la tentative du coup d’Etat d’un groupe de l’armée qui a mené un soulèvement contre la démocratie et la volonté nationale, a déclaré le chef du gouvernement.

« Tout hélicoptère ou avion militaire qui survolera, à parti de ce moment, au dessus du parlement, du palais présidentiel et de la primature ou tout autre lieu sensible sera abattu », a ajouté M.Binali, annonçant de facto l’échec de cette tentative.

Des milliers de turcs ont répondu à l’appel du président Erdogan et sont descendus dans les rues à Ankara et à Istanbul où la place emblématique de Taksim, sur le côté européen de la mégapole, a été envahie par des dizaines de centaines de personnes pour protester contre cette tentative.

Selon le Premier ministre turc Binali Yildirim, plus de cent trente militaires parmi les putschistes ont été arrêtés, a annoncé, samedi à l’aube.

Aussi au moins 42 personnes ont été tués parmi eux des policiers à Ankara lors de la tentative échouée de coup d’Etat vendredi soir, a précisé samedi à l’aube le procureur de la capitale.

Le président Erdogan a appelé, via l’application Skype, les turcs à descendre dans la rue pour défendre la démocratie, accusant le groupe « minoritaire » des putschistes d’être des proches du mouvement « Hizmet » (Service) de l’érudit Fethullah Gulen, qui vit en exil volontaire depuis 1999 aux USA.

Ce dernier est accusé par le pouvoir d’avoir constitué cette structure parallèle au sein de la police et de la justice pour manipuler une enquête sur présumée corruption en décembre 2013 ayant ciblé notamment le Premier ministre à l’époque et actuel chef de l’Etat Recep Tayyip Erdogan et son entourage et d’avoir tenté de renverser le gouvernement.

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