Un autre « succès » contre Al-Zarqaoui

La violence a continué ailleurs en Irak avec la mort de trois personnes dans des attaques au nord-est de Bagdad et l’explosion à Mossoul (nord) d’une ou deux voitures piégées dont on ne connaît pas encore le bilan. Dans son communiqué, l’armée américaine a indiqué avoir « porté un coup au réseau » de l’islamiste jordanien Zarqaoui lors d’un raid aérien sur le nord-est de Falloujah à l’aube.
« De nombreuses sources ont indiqué qu’un collaborateur notoire du réseau de Al-Zarqaoui était présent (sur les lieux) au moment du raid ». « Les raids récents contre le réseau d’Abou Moussâb al-Zarqaoui ont sévèrement réduit sa capacité à mener des attaques ainsi que l’influence de son chef terroriste », conclut le communiqué. L’armée américaine avait indiqué avoir arrêté dans la nuit de vendredi à samedi un chef du réseau de l’islamiste jordanien, lié à Al-Qaïda, et cinq autres « terroristes » dans le sud de Falloujah, à 50 km à l’ouest de Bagdad. Les Etats-Unis ont mis à prix la tête de Zarqaoui, leur ennemi numéro un en Irak, pour 25 millions de dollars. Son réseau a revendiqué de nombreux attentats sanglants dans le pays dont le massacre de 49 nouvelles recrues de l’armée irakienne samedi au nord de Bagdad. Le ministère irakien de la Défense a indiqué que 49 soldats et trois civils avaient été tués dans ce massacre et promis de « faire en sorte que les terroristes soient punis pour ce crime contre notre peuple, l’islam et les musulmans ». Dans la matinée, trois Irakiens ont été tués et dix autres blessés à Baaqouba, chef-lieu de la province de Diyala dans une attaque. Nehma Abed Saleh, membre du conseil de la province, a été tué par des inconnus qui ont ouvert le feu sur sa voiture dans le nord-ouest de la ville, selon l’un de ses collègues. L’un de ses gardes est mort et le second a été blessé. Dans le sud-ouest de la ville, un policier a été tué et sept autres blessés, ainsi que deux civils irakiens, dans l’explosion de deux bombes artisanales au passage d’une patrouille de police, selon le lieutenant Moqdad Abed Hassan.
Dans le nord de l’Irak, le centre-ville de Mossoul a été secouée par une explosion due à une voiture piégée. « Une patrouille (américaine) a identifié une voiture piégée. Elle a contacté l’unité spécialisée pour la neutraliser. Alors qu’ils (les soldats) attendaient, le véhicule a explosé », a déclaré une porte-parole militaire, précisant qu’il n’y avait pas eu de victimes. La voiture était garée à un croisement routier, a-t-elle ajouté disant ignorer quelle était la cible. Le lieutenant de police, Yassine Mohammad Faraj, a fait état de son côté de deux voitures piégées. « Une voiture a explosé à droite de la rue et une autre à gauche au passage d’un convoi de l’armée américaine », a-t-il dit à l’AFP. La veille, quatre personnes, dont un kamikaze, ont été tuées et quatre autres blessées dans deux attentats à la voiture piégée à Mossoul. En outre, les responsables irakiens observaient le mutisme total sur la disparition de plus de 350 tonnes d’explosifs conventionnels sur le site de stockage d’Al-Qaaqa (50 km au sud de Bagdad), sur fond de craintes qu’ils ne soient passés dans les mains de réseaux terroristes.
Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Mohamed Elbaradei, a informé par lettre le Conseil de sécurité des Nations unies de cette disparition, tout en soulignant qu’ils ne représentaient qu’une faible quantité par rapport aux volumes détruits ou sécurisés en Irak.

• Deborah Haynes (AFP)

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