Un séisme au sein du «Polisario»

Une grande victoire pour le Maroc, un séisme pour les mercenaires et séparatistes. D’abord, le commandant Lahbib était connu pour ses positions franches contre les séparatistes et était un défenseur acharné de la troisième voie (accord-cadre) qui reconnaît une autonomie du Sahara sous la souveraineté marocaine.
Il avait constamment défendu une solution politique du conflit artificiel. De ce fait, il est devenu le personnage le plus coté auprès des populations séquestrées à Tindouf. Il y jouit d’une grande popularité. Au point que c’est lui le rival du mercenaire Mohamed Abdelaziz contre qui il avait, en 2002, organisé une fronde militaire. Plus, si le congrès du Polisario n’a pas eu lieu en août 2002, comme prévu, c’est à cause de cette rivalité.
Abdelaziz savait et sentait que Lahbib allait lui ravir la mise, il a tout essayé pour l’écarter de la course. Même l’intervention directe du président algérien n’a pas infléchi le commandant qui s’est refusé à tout marchandage. Abdellaziz Bouteflika l’avait reçu en audience, en mars dernier, dans une vaine tentative de le dissuader de se briguer le poste de chef du Polisario. Promesses mielleuses, mêlées à des tentatives de soudoiements matériels et pots-de-vin, et intimidations fusent dans les négociations. Habib Ayoub était une pièce maîtresse dans la hiérarchie politique-militaire du Polisario. Il est présenté par des observateurs avertis comme « le stratège militaire » du Polisario, qui était chargé du commandement d’une région militaire à Tindouf. Il y compte beaucoup d’adeptes. Au sein même de la direction de la progéniture d’Alger. Il jouit aussi de bons rapports avec les organisations humanitaires qui s’occupent du sort des séquestrés de Tindouf. Ce qui ne manquera pas de se refléter sur la donne internationale. Lahbib Ayoub est issu de la tribu des Rguibate Labouihat. Celle dont sont originaires feu cheikh Joummani, Omar Hadrami et cheikh Ali Ouled Bouhali (revenu à la patrie miséricordieuse l’année dernière) et tant d’autres fils du Sahara marocain.
Avec ce retour fort significatif, Abdellaziz et ses sbires ont reçu un cuisant échec, même si le mercenaire en chef n’a plus de rival de la trompe du commandant Ayoub. Mais c’est l’option de l’accord-cadre qui se trouve renforcée, maintenant que l’un de ses défenseurs acharnés est libre de ses mouvements. Pas comme à Alger ou à Tindouf.

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