Une grève dans la fonction publique mardi prochain

Une grève dans la fonction publique mardi prochain

Les syndicats débrayent en protestation contre la réforme de la CMR

L’examen de la réforme des retraites a repris jeudi au parlement. Les syndicats qui ont tout fait pour faire revenir les projets de loi liés à la réforme à la table des négociations n’ont plus le choix puisque le bureau de la deuxième Chambre menace de soumettre la réforme directement au vote en plénière.

En guise de protestation, les syndicats les plus représentatifs annoncent une grève de 24 heures dans la fonction publique et les collectivités locales le mardi 31 mai. Les syndicalistes prévoient également un sit-in devant le Parlement le même jour. «Les centrales syndicales ont décidé une grève dans la fonction publique et les collectivités locales le 31 mai prochain en protestation contre la tentative gouvernementale d’adopter la réforme des retraites ainsi que le gel du dialogue social. Le gouvernement sera tenu pour responsable de la détérioration du climat social», lit-on dans le communiqué des syndicats.

La semaine dernière, quatre syndicats avaient annoncé le retour aux protestations et l’échec des derniers rounds du dialogue social. Alors que les syndicalistes accusent le gouvernement de négliger leurs principales revendications syndicales, notamment une hausse généralisée des salaires et une revalorisation des allocations familiales, l’adoption du gouvernement d’une réforme paramétrique pour la caisse de retraite des fonctionnaires de l’administration publique a rendu les relations encore plus tendues entre les partenaires sociaux. Ladite réforme prévoit de relever l’âge légal de départ à la retraite dans la fonction publique à 62 ans contre 60 ans actuellement et d’augmenter les cotisations mensuelles ainsi que de revoir la méthode de calcul des pensions de retraite.

A noter que les syndicats avaient déjà mené deux grèves générales en protestation contre la réforme ainsi que «le gel» du dialogue social. De son côté, le gouvernement reste déterminé à adopter la réforme avant la fin de son mandat affirmant que le dialogue est toujours ouvert. Toutefois, les responsables ajoutent que certains revendications syndicales sont impossibles à réaliser actuellement vu l’état des finances publiques.

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