Une nouvelle politique intégrée en faveur de la jeunesse : Elle a été dévoilée par le ministère de la jeunesse et des sports

Une nouvelle politique intégrée en faveur de la jeunesse : Elle a été dévoilée par le ministère de la jeunesse et des sports

Le processus d’élaboration de cette nouvelle politique fera la part belle à une approche de concertation et d’écoute en vue de mobiliser les différents acteurs et intervenants dans ce secteur, aussi bien publics, privés ou de la société civile.

Le Maroc se dote d’une politique intégrée en faveur de la jeunesse. Le ministre de la tutelle, Rachid Talbi Alami, avait dévoilé fin octobre 2017 les contours de cette nouvelle politique intégrée de la jeunesse. Le ministre a ainsi expliqué à l’occasion d’un Conseil de gouvernement que «la nouvelle politique intégrée de la jeunesse se base sur une vision globale et intégrée de l’offre publique destinée à cette catégorie». Selon des sources gouvernementales, «cette vision prend en considération les attentes et les aspirations de la jeunesse marocaine, toutes catégories confondues, en vue d’accompagner les jeunes et favoriser leur intégration au sein de la société».

L’objectif est «d’assurer la cohérence des politiques sectorielles destinées aux jeunes et de garantir l’efficacité et la cohésion des interventions des différentes parties, mais aussi la valorisation des efforts consentis à travers le caractère horizontal de la nouvelle politique intégrée de la jeunesse». Talbi Alami a également présenté les différents axes de l’offre publique qui constituera le pilier de la nouvelle politique intégrée de la jeunesse, allant des loisirs à l’accompagnement professionnel, en passant par la formation, l’accompagnement économique et l’assistance sociale et sanitaire. Les chiffres sont, en effet, édifiants selon le département de tutelle qui indique que les jeunes entre 15 et 34 ans représentent 34% de la population marocaine et que 51% de cette catégorie sont des femmes et 60% vivent dans les zones urbaines.

«En nombre, ce pourcentage équivaut à 11,7 millions de jeunes, soit un capital humain inestimable, source de renouvellement de la population et facteur influent pour le développement humain dans le pays», précise la même source. Le ministre de la jeunesse et des sports a promis que le processus d’élaboration de cette nouvelle politique fera la part belle à une approche de concertation et d’écoute en vue de mobiliser les différents acteurs et intervenants dans ce secteur, aussi bien publics, privés ou de la société civile. La jeunesse marocaine fait également face à des défis multiples. En effet, la déscolarisation concerne 270.000 jeunes chaque année, avait précisé le ministre, alors que le taux de chômage atteint 20% de cette catégorie. Le ministre avait également fait état d’une souffrance psychologique puisque 20% d’entre eux sont atteints de troubles psychiques.

En outre, près de la moitié des jeunes ont des revenus jugés parmi les plus bas alors que la majorité ne pratique aucune activité. Sur le plan de l’engagement politique et associatif, les jeunes marocains restent également très peu actifs. En effet, à peine 15% ont des activités associatives, 1% seulement adhèrent à des partis politiques. L’effort financier de l’État en faveur des jeunes, estimé à 3.510 DH/jeune, est aussi jugé en deçà des attentes. Pour y remédier, les responsables planchent sur un plan d’action se basant sur un diagnostic global et une étude minutieuse des changements démographiques, économiques, sociaux et culturels auxquels sont soumis les jeunes.

A noter enfin que l’exposé de Talbi Alami avait été examiné de manière exhaustive par le gouvernement. Dans ce sens, les membres du gouvernement ont insisté à l’unanimité sur la nécessité d’accorder une grande importance à la jeunesse en tant que secteur stratégique.

De son côté, le chef de gouvernement, Saâd Eddine El Othmani, avait mis l’accent sur la nécessité de laisser cette question inscrite à l’ordre du jour de l’action du gouvernement ouverte en vue d’accélérer l’élaboration de cette politique nationale et la mise en œuvre de ses dispositions. Il faut préciser enfin que la politique intégrée dédiée à la jeunesse devra être examinée par le Conseil consultatif des jeunes et de l’action associative.

Prévue par la Constitution, cette institution devra être bientôt mise en place avec comme principale mission de donner son avis sur les principales questions qui concernent la jeunesse marocaine.

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